• Une île est passée vite. Quatre date au début de ce mois, pour clôturer un an de rencontres et d'écriture.

    En attendant de savoir si ce spectacle sera repris, quelques images signées F.Iovino...

     

    Images d'Une île

     

    Images d'Une île

     

    Images d'Une île

     

    Images d'Une île

     

    Images d'Une île

     

    Images d'Une île

     

    Images d'Une île

     

    Images d'Une île

     

    (Une île, de S.Gallet et M.Navarro, mise en scène A. Anckaert et J.Fisera, avec Céline Dupuis, Maxime Le Gall, Noémie Rosenblatt.

    Création mai 2017, La Comédie de Béthune près de chez vous)

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    Une île et des échos

    (Photo de groupe de toute l'équipe d'Une île à Lillers à quelques jours de la première).

     

     

    Voilà, c'est cette semaine, la création d'Une île, aventure collective commencée il y a plus d'un an à l'invitation de la Comédie de Béthune.

    L'écriture (à quatre mains, par Samuel Gallet et moi), est née de rencontres avec les habitants du territoire béthunois, mais aussi, surtout, d'une réflexion sur la notion de territoire, et de la perspective, dont nous avions conscience dès le départ, de jouer pendant cette semaine étrange et anxiogène de l'entre-deux tours des élections présidentielles.

    A travers une fable (aussi utopique qu'angoissante), le projet était de radiographier les questions d'une région, d'un pays, de passer au crible les rêves et les aspirations, et la façon dont ils se frottent aux empêchements de chacun, aux doutes et aux murs qu'on se construit dans les têtes.

    Les trois acteurs (Céline Dupuis, Maxime Le Gall et Noémie Rosenblatt) endossent le rôle de rescapés et narrateurs de cette épopée, ils sont les personnages dont la vie est balayée un matin par la vague, et qui reconstruisent petit à petit une liberté de bric et de broc, une vie où, l'espace d'un instant, tout est possible. Comme une immense parenthèse amoureuse, la vie nouvelle. Puis, ressac incessant, les anciennes questions reviennent alors que l'eau se retire.

    J'ai découvert cette semaine le beau travail de toute l'équipe pour monter notre texte, en faire entendre les enjeux contradictoires dans une esthétique énergique et directe, et, bien sûr, comme toujours, j'aimerais vous présenter le plus largement possible le travail. Pour commencer, c'est à Lillers, Béthune, Ruitz et Festubert, et c'est à partir de ce mercredi 3 mai.

    Pour plus d'informations, vous pouvez télécharger le dossier ici.

    Vous pouvez également découvrir la web série, intitulée Nous sommes là, imaginée autour d'Une île, en quelque sorte, le hors-champ de notre histoire. C'est également sur le site de la Comédie de Béthune.

     PS: Il peut paraître dérisoire de parler d'un spectacle au moment de tous les déchirements de ce pays, mais, qui sait, si ce ne peut pas être notre goutte d'eau pour éviter que ne déborde la mer du Nord.

     

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  • Voici les premiers échos autour de la création de Perdre, dont les représentations ont commencé mardi  28 au Quai, CDN d'Angers, et se poursuivent jusqu'au 4 mars.

    Grande fierté pour moi que cette aventure au long cours.

     

     

    Création de Perdre: un peu de presse

     

    Création de Perdre: un peu de presse

     

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    Retour sur ma résidence à la Maison de la poésie de Rennes, et un beau moment d'échange avec Diane Giorgis pour Radio Univers.

    A écouter ici.

     

     

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  • Le temps du texte

     

    Connexion du matin. La course à l'actualité. Un scandale chasse un autre scandale. Un glissement chasse un autre glissement. Une erreur chasse une autre erreur. Une énormité chasse une autre énormité. On fait de la politique à coups de tweets, d'images, de contre-informations, qui, même si elles sont démenties quelques heures plus tard ont quand même le temps de faire leur chemin dans quelques têtes, ont quand même le temps d'être reprises en boucle. On trafique l'Histoire, on la redessine allègrement. On pille tout vocabulaire. On déracine toute pensée.

    Et l'écriture ne peut pas répondre au coup par coup. Et le théâtre voudrait être une arme solide, de construction déconstruction mais il n'en a pas le temps. Quand il faut plusieurs mois pour écrire une pièce, plusieurs années pour en imaginer une production. Alors il faut trouver le temps juste et propre du texte. Alors il faut faire de la force avec nos lenteurs.

    Alors il faut proposer un contre-temps.

    Je comprends depuis quelques temps qu'à faire la course avec les actualités, les énormités, les faits-divers, je serai toujours perdante. Même la bonne vieille anticipation commence à avoir quelques coudées de retard. Je commence à comprendre qu'il faut faire le grand écart, entre le réel et une autre dimension, tirer du côté du symbole, de la métaphore. Remettre en perspective. Réinventer du temps long.

    Et puis il y a le temps de l'errance. Le temps du doute. Le temps des fausses pistes. Depuis plus d'un an et demi je réfléchis à un texte autour de la laïcité. C'est une commande, que j'ai acceptée par envie de ce travail commun, et aussi parce que je savais qu'elle allait me déplacer, me résister, m'obliger à prendre position, bousculer un peu ma façon habituelle d'écrire pour le théâtre.

    Et bien sûr l'actualité se déchaîne, et bien sûr nous voilà au cœur du tourbillon électoral, avec cette notion-là brandie et balancée comme une patate chaude de candidat en candidat, sans jamais être redéfinie, replacée dans son contexte. Et bien sûr le temps que la pièce soit écrite et créée, cette période-là sera derrière nous, une autre (encore plus folle?) l'aura rendue caduque.

    Je n'écris pas du théâtre documentaire. Je ne saurais pas faire, ou trop maladroitement, de consigner les faits, de donner du matériau brut. Alors il me faut chercher le secours des historiens, le recours aux détours. Faire émerger la structure plutôt que l'anecdote, descendre d'un cran dans ce qu'il y a d'intime, de profond. Préférer le champ large à la sidération. Quitte à faire des pas de côtés.

    Et garder du mordant sans être toujours frontale. Et garder le présent tout en le faisant arriver de loin. Et garder les petites antennes qui captent l'air du temps et se tournent vers le futur, sans vouloir jouer les prophètes, les petits oiseaux de mauvaise augure. Plus facile à dire qu'à faire. Il faut peut-être un peu d'humour, si on veut y arriver.

    De la même façon, l'année dernière, je m'étais retrouvée prise de cours en commençant ZAE (Zone à étendre, qui n'est pas encore finalisé mais pour lequel je sais un peu mieux où je vais). Je commençais l'exploration de ma forêt shakespearienne, tranquillement y inventais ses assemblées, quand, à la fin du même mois, les Nuits debout venaient me rappeler que je serai toujours en retard. Et donner un coup d'arrêt à l'écriture. Le temps de reprendre le chemin circulaire. Le temps de décaler les choses. Le temps de réaffirmer que la fiction n'avait pas à singer le réel, ni à lui courir après. Mais le transformer, l'amplifier, le déformer aussi, pourquoi pas. Se rappeler qu'on a tous les droits, quand on écrit, quand on crée. Surtout celui de ne pas rester collé au monde. Surtout celui de l'exagération, de la transformation. De l'amplification. De la proposition. Et même celui de la mauvaise foi. Se rappeler que s'il y a bien un lieu ou se permettre de l'audace, c'est dans celui de la fiction.

    (Tout un programme...)

     

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