• Les Temps dans les processus de création

    A l'invitation du Studio-théâtre de Vitry, me voilà partie pour quelques jours de recherche et d'échange autour du temps dans les processus de création, problématique qui m'occupe et me préoccupe la plupart du temps, justement. Samedi, nous rendrons publics ces échanges sous forme de discussions, de lectures, etc.

    Prendrai-je le temps de rendre compte ici de ce que nous nous serons dit? Il le faudrait!

    Tous les renseignements ici.

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  • Nostalgiques du bruit des vagues et/ou de la révolution, vous pourrez retrouver Nous les vagues en lecture par Claire Lasne-Darcueil et les élèves du Conservatoire national d'Art dramatique le 15 septembre 2017 à 14h. Suivra une rencontre.

    Voici le programme complet de ces journées intitulées Sentiers croisés, dans le cadre du festival de Septembre du Conservatoire national.

     

     

    Nous les vagues au Conservatoire, 15 septembre

     

    Nous les vagues au Conservatoire, 15 septembre

    Nous les vagues au Conservatoire, 15 septembre

    Nous les vagues au Conservatoire, 15 septembre

     

    SENTIERS CROISéS, trois journées de rendez-vous artistiques proposées par Jean-Frédéric Lemoues. Dans le cadre du Festival "Jouer et mettre en scène" organisé par les élèves-metteurs en scène sortants.

    •> INFORMATIONS PRATIQUES <•

    Salle Louis Jouvet, au 2bis rue du Conservatoire - Métros 9 Grands Boulevards ou 7 Cadet.

    Réservations obligatoires : sentierscroises2017@gmail. com

    (réservations possibles pour une ou plusieurs propositions artistiques)

     

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  • Lectures sous l'arbre 2017 et retour sur les publications Grands Fonds

     

    Dans quelques jours, rendez-vous à la croisée des chemins, entre Haute-Loire, Drôme et Ardèche, entre poésie, spectacle et gastronomie, entre ballades, sieste poétique et lecture, entre bon vin et confiseries maison. Bref, rendez-vous aux incontournables Lectures sous l'arbre de Cheyne, qui cette année mettront à l'honneur le Chili, les éditions du Seuil, et les livres parus chez Cheyne dans l'année.

    Retrouvez le programme complet ici.

    En parlant des livres parus dans l'année, je voudrais revenir sur les deux publications de Grands fonds, que j'ai eu la fierté d'accompagner avec Antonio Werli. En attendant les deux très grands textes de 2018 (allez je fais un effet d'annonce sans en dévoiler plus: il y aura Marie Cosnay et Benoît Reiss), vous pouvez lire depuis le printemps les derniers ouvrages d'Ito Naga et Loïc Demey. Tous deux sont invités de cette nouvelle édition des Lectures.

    Le livre d'Ito Naga, Les petits vertiges, impressionne une nouvelle fois par sa précision et sa finesse. De fragment en fragment, on voyage dans les vertiges que produisent certains mots au milieu d'une phrase. Mais on voyage aussi à travers les continents, du Japon à la France, avec de longues escales, cette fois-ci, par la Russie, et de fragment en fragment apparaît un très beau portrait de femme. Avec Ito Naga, les vertiges, c'est à chaque page, sous la forme d'un sourire ou d'une émotion qui monte tout d'un coup aux yeux.

     

    Lectures sous l'arbre 2017 et retour sur les publications Grands Fonds

    Quant à Loïc Demey, qui avait publié dans la collection grise Je, d'un accident ou d'amour, il nous emmène avec D'un coeur léger (carnet retrouvé du Dormeur du Val) sur un tout autre terrain, celui du lyrisme épistolaire d'un jeune soldat qui s'en va à la guerre la fleur au fusil et le grand amour au coeur. Là où la recherche de Demey excelle, c'est dans l'invention d'une langue qui pourrait être celle de ce jeune homme et de ce temps, mais qui se libère aussi de la réalité historique pour devenir pure poésie. Si le narrateur croise bien un certain Arthur, et si on se demande s'il va terminer comme le dormeur du poème, c'est plutôt la vie, l'amour et l'insouciance qui sont célébrées dans ce très beau texte.

     

    Lectures sous l'arbre 2017 et retour sur les publications Grands Fonds

     

     

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    Malaxe, malaxe.

     

    Je retrouve cet été le face à face avec les textes. La matière à malaxer, et le temps, le fameux temps du texte, quand d'abord ce n'est pas assez mûr et puis ensuite quand c'est presque trop tard, quand la matière est en train de se figer, qu'il faut faire vite pour imprimer la forme la plus proche possible de ce qu'on désirait.

    Voilà que ZAE me fait signe qu'il faut le terminer. Il serait temps, me direz-vous. Après plus d'un an et demi à en triturer la pâte, à me perdre dans la forêt. Je tenais à prendre le temps de cette exploration-là, prendre le temps de ne pas terminer trop vite, de ne pas relire dans quelques mois en me disant que j'aurais pu aller plus loin, que j'aurais pu travailler plus. C'est peut-être ce qui se produira malgré tout, mais au moins j'aurais essayé de trouver le temps juste.

     

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    Et puis il y a le nouveau texte. Celui qui presse et dont je suis encore en train de malaxer la pâte neuve. Pas si neuve en vérité, parce qu'il y a quasiment aussi longtemps que je tourne autour. Le nouveau texte dont je n'ai presque rien dit ici, et dont je ne dirai pas encore tout, tant j'attends d'être sûre de la direction. Il y sera question de sorcières de toutes les époques, et de notre temps comme il déraisonne, et fait glisser les mots, les idées, et monte des murs et ne sait plus quoi faire de ses citoyens et de leurs croyances. Il y sera question d'éclairage public, d'espaces communs à trouver, de formules magiques et politiques, d'inquisition, de possession et de dépossession, d'apparence et de convictions, et du doute comme forme la plus aboutie de la croyance.

    Pour l'instant, Nouveau texte qui n'a pas de titre sort de l'état liquide pour se solidifier. Et voilà que je remalaxe les pages qui étaient en chantier depuis plusieurs mois. Et voilà que j'étire la pâte, puis en jette la moitié, puis reprends, puis complète, jusqu'à ce que les chemins soient clairs à l'intérieur des intuitions. Voilà que des cinq pages que je réécris sans cesse jusqu'à ce que ça sonne parfaitement bien, jusqu'à ce que je sois moi-même absolument d'accord avec ce que j'y raconte, et que je ne me tende pas mes propres pièges pour la suite, voilà que de ces quelques pages-là sont nées une quinzaine d'autres.

    Le chemin est encore long, et l'été à sa moitié. Merci à mes proches qui ont tout mis en œuvre pour que je puisse organiser mon temps, passer mes journées avec ma petite fille de cinq mois tout en retrouvant quelques heures par jour pour me remettre à malaxer, avoir le temps enfin de faire, refaire, trouver, jeter, douter.

     

     

     

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