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    Extrait de ZAE (Zone à étendre)

    Texte en cours d'achèvement.

    ZAE (Zone à étendre).

     

    Mousse

     

    - Oh, un petit bout de mousse.

    Un petit carré de bienveillance.

    Vous voulez savoir ma théorie?

    Certain d'entre nous sont la mousse et d'autres les cailloux.

    Nous ne sommes pas faits de la même matière. Et nous ne marchons pas pour les mêmes raisons.

     

    - Bien sûr. Nous ne sommes pas un bataillon. Ni une équipe de quoi que ce soit. Nous ne marchons pas du même pas. Quant à la direction, dans peu de temps nous ne serons déjà plus d'accord.

     

    - Eux, devant, des cailloux: la conviction tellement dure. La rage, évidemment. L'endurcissement des luttes qu'ils ont déjà menées. On dit qu'ils ont fait éclater des affaires au grand jour, et qu'ils ont été prisonniers. On dit qu'on les traite comme des terroristes parce qu'ils ne laissent jamais la vérité tranquille. Alors la forêt, pas le choix. Et la rage.

     

    - Qu'est-ce que tu sais de notre rage, petit moineau? Contente-toi de marcher.

     

    - N'empêche. Moi je me sens tendre comme la mousse. Poussé par la curiosité. L'envie d'aimer tout le monde vous voyez?

     

    - On voit.

     

    - J'ai vu les rassemblements sur les places. J'ai vu les premiers départs vers la forêt. La façon dont quelque chose basculait avec le plus grand calme. Chapeau, d'ailleurs, pour le calme. Pas évident, quand on nous prend à ce point-là pour des idiots ou des esclaves. J'ai bien vu comme en face ils perdaient leurs moyens. Plus personne à diriger. J'ai trouvé cette idée géniale, moi qui n'ai pas beaucoup d'idées. Ne pas casser la machine, mais la laisser tourner à vide. Quitter le jeu. Bien vu. Un peuple entier qui glisse entre les doigts, qui se fond dans une forêt. Un peuple entier qui tourne le dos. J'ai eu envie d'être quelqu'un de ce peuple. J'ai eu envie de vous aimer.

    Eh?

    On ne peut pas s'asseoir un petit moment?

    Se rouler dans la mousse?

     

     

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    Carte Blanche de fin de résidence avec Claire Diterzi

     

    Alors que cette longue et riche résidence à la Maison de la Poésie de Rennes touche bientôt à sa fin (à peine plus d'une semaine pour continuer à avancer tous les textes en cours), on termine en beauté avec un dernier rendez-vous public au théâtre de l'Adec , toujours à Rennes.

    Une soirée de carte blanche pour laquelle j'ai proposé à Claire Diterzi de se joindre à moi.

    J'ai rencontré Claire lors de ma dernière résidence à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, en mars dernier. Elle y travaillait aux textes et au musiques d'un spectacle à venir autour du Baron perché, je commençais tout juste à poser les bases de ma pièce forestière qui vient de devenir ZAE (Zone à étendre).

    Pendant cette soirée, nous ferons entendre des extraits de nos deux mondes aux fortes résonnances thématiques et formelles, autour de l'univers de la forêt (inspirées de Shakespeare comme du Baron perché, en passant par les formes de dissidence les plus contemporaines).

    En première partie de soirée, des comédiens amateurs, sous la direction de Bérengère Lebâcle, liront des extraits des Feux de Poitrine.

    C'est à 20h, à l'Adec-Maison du théâtre amateur (45 rue Papu, 35000 Rennes), c'est ce jeudi 17 novembre, et il est impératif de réserver au 02 99 33 20 01 ou via contact@adec-theatre-amateur.fr.

    En attendant ce rendez-vous de jeudi, je vous laisse terminer le week-end avec quelques clips de Claire Diterzi:

     

     

     

     

     

     

     

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    Reprise des Célébrations au théâtre du Cercle, Rennes.

     

    Si tu es à Rennes, quoi de mieux à faire ce dimanche que de te rendre au Théâtre du Cercle, pour y découvrir mon texte Les Célébrations mis en scène la saison dernière par Gaël Le Guillou-Castel avec l'atelier adulte et repris dans le cadre de ma résidence!

    C'est ce dimanche 6 novembre à 18h, et il est plus prudent de réserver au Théâtre du Cercle: 02 99 27 53 03. 


    Tarifs : 4€/5,5€

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    Nous les vagues au Pot-au-Noir

    Le « Panoramic Sea Happening – Sea Concerto, Osieki » de Tadeusz Kantor (extrait d’une série), 1967 Eustachy KOSSAKOWSKI Tirage jet d’encre pigmentaire. Propiétaire des négatifs et diaositifs : Musée d’Art Moderne de Varsovie. © Collection Anka Ptaszkowska

     

    Cette semaine, Valère Bertrand et son équipe vont de nouveau faire déferler Nous les vagues au Pot-au-Noir, à Saint-Paul-lès-Monestier, près de Grenoble. Ami grenoblois, il est prudent de réserver ta place!

    C'est à partir de demain, jeudi 3, vendredi 4 et samedi 5 novembre à 20h30.

    Avec Julie Denisse, Nils Euwer, Valère Bertrand.

    Sylvain Audemard au son, Guillaume Jargot à la lumière, Dominique Léandri à la collaboration artistique et Violeta Todo-Gonzales à la chorégraphie. Composition musicale François Raulin et chef de bande Valère Bertrand.

     

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    Mi-parcours

     

    Mi-parcours

    (c) Maison de la Poésie de Rennes.

     

    Voici bientôt un mois que j'ai posé mes valises de cahiers et de fichiers word à la Maison de la Poésie de Rennes, et que j'ai pu me laisser aller, comme je l'espérais, à une vraie plongée dans les chantiers en cours.

    Je n'avais jamais travaillé comme ça, mais, calendrier oblige, j'avance de front plusieurs textes à la fois, plusieurs écritures différentes. Paradoxalement (mais c'est sans doute grâce à la concentration et au calme dont je bénéficie ici), je n'ai pas une sensation d'éparpillement, mais plutôt l'impression que les terrains de recherche se nourrissent l'un l'autre, ou que je peux laisser "reposer" l'un tandis que je me replonge dans l'autre. Je partage ma semaine, me donne un, deux, trois jours de suite pour avancer tel texte de tant de pages, puis deux jours pour travailler à la structure d'un autre, une journée pour relire une première version de l'un puis cinq jours pour ne pas décrocher de l'autre. Je change le programme en fonction de l'énergie, mais réussis à être assez disciplinée.

    Avec au milieu de ces jours de "jachère", de rêverie, de lectures annexes. Quelques rencontres et ateliers aussi, organisés par la Maison de la Poésie. Quelques ballades aussi, mais relativement peu, par rapport au temps que je passe au bureau d'écriture, de lecture. J'ai conscience que ce temps est un luxe qui ne se reproduira pas de si peu.

    Je reprends des textes que pour certains je n'avais pas retouchés depuis plusieurs mois voir années, et, même si tout est loin d'être terminé ou résolu, quelque chose du moins semble s'être débloqué. J'arrive à tirer des lignes là où je butais plutôt contre des murs.

    Et je commence à tracer les grandes lignes des commandes en cours, dont je pourrai dire un mot quand elles seront plus "mûres".

     

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    Parmi les textes bien avancés, il y a Une île (co-écrit avec Samuel Gallet), création au mois de mai avec la Comédie de Béthune.

    Il y a Zone à étendre, texte autour d'une marche en forêt et de l'invention d'une insurrection, d'un "pas de côté" collectif. C'est le texte que j'avais commencé à écrire à la Chartreuse au mois de mars dernier, et dont certains extraits seront dans le spectacle Perdre, créé par la Cie MAP au CDN d'Angers en février prochain.

    Il y a enfin Ultramarins, un roman pour lequel il reste encore du chemin à parcourir (j'en ai sans doute écrit les 2/3, sans compter les relectures et réajustages car l'exercice est très nouveau pour moi.)

    Quelques extraits de ces textes à paraître sur le blog dans les jours qui viennent, en guise d'avant goût.

     

    *


    J'y reviendrai aussi, mais dans le cadre de ma Carte Blanche de fin de résidence ici à la Maison de la Poésie, Claire Diterzi m'a fait le grand plaisir d'accepter mon invitation, et de partager avec moi cette soirée que j'aimerais haute en couleur, entre littérature et chansons, forêts et mers. Ce sera le 17 novembre à 20h. Plus de détails à venir.

     

    Mi-parcours

     

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