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    (En route pour Carhaix, juillet 2018)

     

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    Les périodes les plus denses ne sont pas les plus propices au journal de travail, et voilà que le fil est lâché, que de quelques étapes importantes de ces derniers mois il n'est aucun écho ici.

    Alors, en guise de lecture d'été, et toujours, avant tout, pour mémoire et archivage, quelques moments de rencontres et de travail depuis le mois de mai dernier...

     

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    Back & Flash

     

    D'abord, dire que je continue à travailler régulièrement à la Comédie de Béthune, et qu'a eu lieu, le 22 mai, la remise du prix Scenic Youth des lycéens pour les nouvelles écritures de théâtre. Quatre auteurs français cette année parmi les finalistes:

    Sylvain Levey pour Michelle, doit-on t'en vouloir d'avoir fait un selfie à Auschwitz?,

    Magali Mougel pour The Lulu Projekt,

    Michel Simonot pour Delta Charlie Delta

    et Yann Verburgh pour HS Tragédies ordinaires.

    Près de 250 lycéens de la région réunis à la Comédie pour une journée dense en ateliers et rencontres avec les auteurs. Le parrain de l'édition était le journaliste et critique Manuel Piolat Soleymat.

    C'est cette année le texte de Yann Verburgh qui remporte le prix.

     

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    (c) Thomas Faverjon, rencontre avec les auteurs du prix Scenic Youth le 22 mai 2018.

     

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    Au mois de juin, et toujours à la Comédie de Béthune, nous avons présenté la très belle saison 18-19, que je vous invite à découvrir ici. En ce qui me concerne, vous pourrez y retrouver mon travail et celui de François Rancillac avec Les Hérétiques, ou encore voir ou revoir Une île, texte coécrit avec Samuel Gallet, mis en scène par Arnaud Anckaert et Julien Fisera, et dans lequel jouent mes camarades Céline Dupuis, Maxime Le Gall et Noémie Rosenblatt.

     

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    (Sur le chemin du Théâtre des Amandiers, Nanterre)

     

    De retour à Paris, après la résidence du mois d'avril à Montpellier, quelques jours de travail à la table avec Hélène Soulié et Juliette Plumecocq-Mech autour de SCOREUSE - Parce que tu ne peux que perdre si tu n'as rien à gagner, texte écrit pour l'occasion.

    Pour mémoire, il s'agit d'un monologue d'une demie-heure écrit suite à notre rencontre avec les basketteuses professionnelles de l'équipe du BLMA de Lattes. C'est dans le cadre du projet MADAM (Manuel d'Auto Défense à Méditer), où 6 autrices écrivent pour 6 actrices à partir des rencontres avec 6 groupes de femmes.

    Création les  1er et 2 février prochains au théâtre de Lattes.

     

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    Et dans les créations qui se préparent, il y a donc, comme mentionné plus haut, Les Hérétiques, dont nous avons fait la première lecture avec les actrices réunies pour la première fois, au théâtre de l'Aquarium, et en présence d'une partie de l'équipe du théâtre et de l'équipe de création. Et pour la première fois mettre des visages et des voix sur des personnages avec lesquels je vis depuis presque deux ans, et  pouvoir projeter ces cinq corps hérétiques dans la superbe scénographie pensée par Raymond Sarti. Répétitions à la rentrée, et d'ici là encore quelques retouches de texte, ces Hérétiques continuent à me donner quelque fil à retordre. Ce sera mi-novembre au Théâtre de l'Aquarium.

     

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    (Première lecture avec les comédiennes des Hérétiques, le 4 juillet 2018)

     

    En ce moment même, les stagiaires de François Rancillac et Christine Guênon travaillent, toujours à l'Aquarium, autour de mes textes.

     

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    Enfin, pour clore ce mois de juin, j'ai eu le plaisir de rencontrer toute une équipe d'artistes autour de Marion Lévy à la Scène nationale de Narbonne, pour une "Surprise Party": une soirée déambulatoire de surprises et de découvertes pour les spectateurs. Outre le fait de présenter de nouveau notre première étape de Training, chaque artiste invité investissait un endroit du théâtre pour quelques minutes de performance. Un petit moment de grâce, où chaque proposition se répondait sans que nous l'ayons prémédité, et qui donne envie de renouveler l'aventure...

    C'était avec Marta Izquierdo, Johanne Saunier, Marion Lévy, Rami Khalife et le collectif Scale.

     

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    (c) Marion Lévy. Installation Ammonite du collectif Scale, avec le chanteur Rami Khalife.

     

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  • Trois femmes sur leur 31, des disques vinyles, le plein air et les paysages incroyables de la Lozère, mais aussi la maison d'arrêt de Mende et quatre hommes attentifs à ce texte si féminin, la rencontre avec l'équipe du Théâtre clandestin: c'était Prodiges® dans le cadre des Lectures d'été.

    Quelques images des lectures à Sainte-Enimie et Pont-de-Monvert:

     

    C'était Prodiges® en Lozère

     

    C'était Prodiges® en Lozère

     

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    C'était Prodiges® en Lozère

     

    C'était Prodiges® en Lozère

    (c) Pierre Berard pour le Théâtre clandestin.

    C'était avec Audrey Robert, Marieke Sergent et ma pomme, mise en lecture de Juliette Fernet.

    Ca te donne envie de relire ou de découvrir Prodiges®? Rien de plus facile, il est publié aux éditions Quartett, comme le montrent très bien nos aimables vendeuses.

     

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    Retour sur les Etats singuliers de l'écriture dramatique

     

    Il s'est passé je crois quelque chose d'important à Bagnolet ces deux derniers week-ends. De loin ça pouvait ressembler à un événement habituel, un festival autour d'écritures d'aujourd'hui, des spectacles, des rencontres, des lectures.

    Mais ce qui était beaucoup plus inhabituel, c'est que, pour la première fois, tout cela était pensé, organisé, décidé par des auteurs. Pour une fois on n'a pas fait "pour" nous, comme si nous étions les enfants un peu fragiles de la profession, qu'il fallait à tout prix aider. Pour une fois nous étions aux commandes. Libres de proposer ce qui nous était utile et nécessaire. Libres d'essayer des choses. De prendre l'espace du plateau, et la parole.

    Alors, ça n'a peut-être l'air de rien, mais c'est comme une petite révolution dans le monde bien dysfonctionnel du théâtre aujourd'hui, où chacun avance (ou recule) crispé sur ses petits pouvoirs, où il est presque impossible de se défaire d'une organisation pyramidale, économiquement et structurellement.

    Que cela crée un précédent ou non, nous le verrons bien. Inutile de dire qu'aucune aide financière institutionnelle n'a été accordée: ça la foutrait mal, peut-être, que les auteurs commencent à avoir l'idée de s'émanciper et de proposer leurs propres cadres.

    Mais c'est par là, pourtant, que les choses doivent aller. Parce que continuer dans un tel divorce avec les théâtres, les plateaux, les metteurs en scène, n'est plus tenable. Il va falloir inventer une façon de recommencer à se parler. Sur un pied d'égalité.

     

    Retour sur les Etats singuliers de l'écriture dramatique

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