• A sept voix...

     

    Difficile de mettre un point final quand on écrit quelque chose, encore plus difficile quand c'est à plusieurs que l'objet se construit, mais voilà, mercredi, c'était notre dernier atelier d'écriture de la saison à Bordeaux, l'occasion de relire une dernière fois tous ensemble les 70 pages de notre feuilleton radiophonique. Mission largement remplie, même s'il y a toujours quelque chose de frustrant à mettre un point final, bien sûr on aurait pu avancer encore, bien sûr chacun aurait pu aller plus loin dans ses forces et travailler sur ses difficultés. On peut toujours gagner en précision, en rigueur, on peut toujours apprendre et inventer de nouveaux outils.

    Mais le chemin parcouru en une seule année ensemble est plus qu'honorable, et les objectifs d'écoute, de découverte, de curiosité et de travail en groupe ont été largement atteints. Preuve en est nos dernières discussions, ou chacun exprimait ses envies pour la suite: écrire une pièce de théâtre, la mettre en scène, la jouer, continuer à écrire à partir de nos personnages, ou simplement faire connaître notre travail autour de soi...

    Sans doute, j'aurais aimé pouvoir travailler plus en profondeur avec chacun, et partir d'objets plus petits pour creuser, préciser, mot par mot, phrase par phrase. Je me suis laissée emporter par les enthousiasmes, les fantaisies, les imaginations débordantes, et je crois que j'ai bien fait de céder aux envies du groupe. Parce que chaque texte ressemble à son auteur, sept malices différemment agencées, sept personnes riches, émouvantes et énergiques ont pris le contrôle du feuilleton, ont donné vies aux personnages et à des événements comiques, magiques ou tragiques à l'intérieur du Musée des Beaux Arts.

    La leçon que je tire, c'est que ce genre de projets devrait être mené à plus long terme, il a été un peu angoissant de se donner dès la première année un objet défini, cela a un peu freiné mes désirs d'exploration, et nous a obligés à aller souvent trop vite à mon goût, même si nous avons tout de même pu passer de séance en séance par des lectures allant du théâtre contemporain à la poésie. Etre tenu par l'obligation d'un "résultat" me paraît toujours très difficilement conciliable avec la rechercher ou la pédagogie, mais ça, c'est une préoccupation toute personnelle...

    J'aurais également aimé passer un vrai temps avec chacun, mais mes venues étaient ponctuelles, rapides, quatre heures par mois, quelle idée aussi d'habiter à l'autre bout de la France... Heureusement, Aurélie était là pour prendre le relais chaque semaine, avancer les chantiers, ouvrir d'autres portes, d'autres exercices, d'autres lectures, faire découvrir des spectacles et le fonctionnement d'un théâtre.

    Voici quelques vidéos de cette dernière séance de lecture. Manquait un des participants mais les autres ont défendu son travail avec générosité. Visages et sourires des auteurs apprentis, beaucoup plus qu'apprentis pour certains d'entre eux.

     

    (Extrait du Capitaine des Chartons, épisode écrit par Ange, lu par Joël)

     

    (Extrait du Capitaine des Chartrons, épisode d'Ange, lu par Joël et Catherine)

     

     

    (Fin du Capitaine des Chartrons, à plusieurs voix: Joël, Ange, Jeanne)

     

    (Plus romantique, extrait de La Tempête, épisode de Catherine, par Angèle)

     

    D'autres vidéos suivront. Prochaine étape: retrouvailles en septembre pour une lecture des textes, il nous semblait important que les auteurs puissent entendre leurs textes lus par d'autres qu'eux, pour en percevoir l'ensemble, voir ce qui, "à l'oreille" fonctionne plus particulièrement. Pouvoir faire découvrir aussi, pour chacun, le travail de l'année à son entourage. Fierté d'un premier travail mené de bout en bout.

     

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