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    Puisqu'on en est aux voyages, je me permets un voyage dans le temps et un retour avant Noël, du côté d'Angers. Voici une étape importante, et une montée en émotion dans le parcours de Carcasse. Voici des images de sa rencontre avec les enfants, et surtout de son départ, pour la première fois depuis 40 ans: sa sortie du quartier, et le début de son errance.

    Et voilà que d'autres fils se tendent: ce Carcasse cousin du mien rencontre le voyage que je cherche à écrire, l'eau qui lui fait face rejoint ce que je bricole avec mes petits bateaux, et, plus profondément,  la naissance d'un nouveau texte qui commence avec le fait de se rapprocher de l'eau, de tourner le dos à la ville, et vogue l'embarcation inventée pour survivre.

    En espérant que Carcasse nous donnera rapidement de ses nouvelles, je me repasse les images de son voyage de quelques pas, et de toute une vie. 

     

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    Pour faire le pont avec 2013, voici quelques images de Carcasse avant son départ d'Angers pour une errance, proche ou lointaine, dont nous ne savons rien pour le moment. Peut-être nous donnera-t-il de ses nouvelles?

     

    (c) Cie map.

     

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    Que le courant passe bien entre Carcasse et les enfants, voilà qui ne m'étonne pas vraiment. Il a donc même eu le plaisir d'être invité dans une classe de l'école Voltaire. Voici un extrait de la correspondance entre Carcasse et ces élève d'une classe de CP-CE1:

     

    Classe Carcasse

    Cher Carcasse
    Veux-tu venir dans notre classe?
    Nous sommes des enfants qui vont à l'école pour apprendre. Nous avons 6,7 et 8 ans et nous sommes en CP et CE1.
    Dans la classe, nous sommes 13 CP et 8 CE1, 11 filles et 10 garçons. Notre maîtresse s'appelle Chantal.
    Nous faisons des activités péri-scolaires le soir, après la classe.
    Dans la classe, nous avons des services pour améliorer la vie quotidienne de tout le monde. Par exemple : secouer les brosses, allumer et éteindre les lumières, distribuer et ranger le travail, des responsables de rang...
    Nous t'avons vu à la télévision. Tu es enfin sorti de chez toi. Nous t'avions imaginé plus grand et plus musclé. Nous t'avons vu observer l'arbre au milieu du rond-point et tu as écrit que tu étais perdu sur un bout de papier.
    Bisous et à bientôt 
    Samira, Safa, Yacine, Mathéo, Manon, Djalil, Mathys, Maïssa, Anass, Imène, Zina, Leelo, Kenzo, Romain, Christina, Maxime, Kron, Slah, Dylia, Loriana et Fatou

     

    Et voici la réponse de Carcasse:

    Bonjour Samira, Safa, Yacine, Mathéo, Manon, Djalil, Mathys, Maïssa, Anass, Imène, Zina, Leelo, Kenzo, Romain, Christina, Maxime, Kron, Slah, Dylia, Loriana et Fatou
    et bonjour Madame Chantal que je charge de bien vouloir vous expliquer mes propos au cas où je ne serais pas assez clair, il faut dire que je n'écris que trop rarement de lettre, qui plus est à des enfants.
    Oui je veux bien venir dans votre classe! D'abord pour vous remercier de m'y inviter et puis pour continuer à satisfaire ma curiosité, n'ayant jamais été en classe moi-même. Ce sont mes parents qui m'ont appris tout ce que je devais savoir jusqu'à ce que je puisse me débrouiller tout seul.
    Je crois comprendre à vous lire que vous avez plein de choses à me montrer et à m'apprendre. Je serai votre élève le plus assidu, vous pouvez me croire.
    Je suis désolé de décevoir votre imagination au sujet de mon déficit patent en taille et en musculature. Il est vrai que je n'ai jamais cherché à développer les 639 muscles de mon corps si ce n'est ceux qui me permettaient de tenir un livre et de le lire ou ceux pour rester debout à ma fenêtre et regarder et rêver. Mais maintenant que je sors pour quelques errances dans le quartier, je sens bien que cet exercice physique me fatigue bien vite !
    Rassurez-vous, je ne me sens plus du tout perdu maintenant que je progresse dans l'exploration de mon, de votre, de notre environnement. Et puis, j'ai rencontré beaucoup de gens très sympathiques et prompts à me renseigner au besoin. Tous sont très inquiets au sujet de mon torse hypertrophié et peut-être cela vous impressionnera aussi, alors je tiens à vous rassurer : cela ne me fait absolument pas mal, ni ne me gêne.
    Je ne sais pas encore précisément quand je passerai vous voir, mais je passerai soyez-en certains.
    Au revoir et à tout bientôt,
    Carcasse 

    Et ses impressions après cette rencontre:

     

    Et je ne le regrette vraiment pas.
    Pour ma première (et unique?) rentrée des classes vous m'avez accueilli avec tellement de gentillesse que si je n'étais pas décidé à partir, je serais revenu vous voir pour apprendre à vos côtés.
    En regardant tous ces mots accrochés aux murs de votre classe, je me suis revu dans ma chambre essayant d'attraper les mots que mon père lançait en l'air lors de ses lectures. Je l'écoutais mais surtout guettais les mots qui sortaient d'entre ses lèvres pour s'envoler au-dessus de mon lit : virevolte, bric-à-brac, vergogne, gémellité, capharnaüm, cacophonie, améthyste... et tous les autres qui auront accompagné mes rêveries, qui auront redessiné les diapositives projetées depuis ma fenêtre, qui auront inventé des histoires aux promeneurs de ma place de l'Europe, qui auront façonné au gré de leur fantaisie, les contours du Monplaisir de mon dixième étage.

    Samira, Safa, Yacine, Mathéo, Manon, Djalil, Mathys, Maïssa, Anass, Imène, Zina, Leelo, Kenzo, Romain, Christina, Maxime, Kron, Slah, Dylia, Loriana et Fatou, soyez sûrs d'une chose, je vous emporte désormais avec moi vers toutes ces destinations que vous m'avez offertes : Tunisie, Finlande, Noirmoutier, Australie, Morocco, la plage, le désert...

    *

     

    Mais voilà, maintenant Carcasse va prendre la route, comme il en a pris la décision.

    Rendez-vous demain samedi 21 décembre pour lui dire au revoir place de l'Europe à Monplaisir, et pour en savoir plus sur sa destination...

    Classe Carcasse

    (c) DavidR, compagnie map

     

     

     

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  • Alors Carcasse a pris une décision. Celle de partir à son tour, d'expérimenter l'errance. Voici les derniers extraits de son journal du dehors à Monplaisir, en espérant que nous continuerons à avoir des nouvelles de sa découverte du monde.

    Un pot de départ de Carcasse est prévu samedi 21 décembre de 14h à 15h au 3 place de l’Europe au pied de l’immeuble de Carcasse. A 15h chacun sera invité à accompagner Carcasse dans son départ et découvrir vers où il va...

     

    En partance, Carcasse

     

     

    Vendredi 13/12/2013

    Pour explorer le dernier quart de Monplaisir, le quart sud-ouest, je me faufile le cœur léger sous la pergola tressée de glycine. Mais trois jeunes gens me réservent un accueil peu engageant. Ils refusent de croire en mon histoire, ma vie. De quoi ont-ils peur? Je serais un mythomane, un spectacle, je serais un mensonge et pourtant je suis là, debout devant eux. À quelles vérités veulent-ils croire? 
    Je les abandonne à leur scepticisme et passe ma route. 
    Et tout semble d'un coup morne et gris.

    Qu'à cela ne tienne, je garde mon cap et cherche ici et là un peu de douceur, de rondeur. Je trouve un peu de répit sur un banc mais je m'aperçois bientôt que le parc où je me trouve dessine une piste ronde comme une arène. Et je me sens comme une bête de foire, de cirque et les arbres qui bordent la piste deviennent les barreaux de ma cage.

    Je reprends ma marche, absorbé par le mouvement précis et lourd de mes pieds qui m'entraînent dans ce vagabondage du jour.

    Par trois fois, je tombe sur le mot 'sortir' accroché aux murs, comme une injonction. Mais des murs, justement, barrent chacun des chemins sur lesquels je m'engage.

    Je voudrais demander à ce monsieur qui monte dans sa voiture, à cette dame qui attend le bus, s'ils partent loin. Mais je n'ai pas l'élan.
    Je compte mes pas.
    Un car me dépasse et des enfants se jettent sur les fenêtres et me font de grands signes et j'entends leurs hurlements " c'est Carcasse! " envahir le car qui roule désormais vers autre part. Et je les imagine s'en allant tous ensemble vers une contrée ensoleillée et joyeuse et je retrouve un peu de légèreté. 
    Un peu plus tard, se seront leurs aînés qui me bousculeront de questions dans un bain de foule digne d'une rock-star. Au milieu de cet interrogatoire improvisé tourbillonnant, on me demande si j'ai envie de pleurer, là, à l'instant. Pleurer? Non, ce serait un contresens à ma deuxième half-life et une offense à la première.

    Maintenant, j'approuve la clairvoyance de mes pieds qui me conduisent au square Jean Auguste Dominique Ingres. La vue est incroyable. Seul un peintre peut offrir ce spectacle. Au loin, une sorte de phare en pleine mer pointe vers un soleil rose enveloppé d'un voile brumeux. Au premier plan, telle usine devient un géant au repos qui se tremperait des pieds aux genoux dans l'océan de brouillard. Et je m'imagine, moi, en géant descendu de mon phare après une longue nuit de labeur pour goûter à la plénitude d'un matin calme, au son du clapotis des ondes et de l'univers.
    Et l'on oublie un peu la sécheresse monolithique de ces grandes tours vétustes et sales.

    Lorsque je vous croise, maman n'est pas contente après toi petit garçon. Maman veut te punir. Maman ne veut plus te voir de l'après-midi. Maman te consigne dans ta chambre pour le reste de la journée... Petit garçon ne t'en fais pas, j'ai passé quarante ans dans ma chambre et je n'y ai jamais été aussi libre. Parents, offrez à vos enfants cette chance inestimable de rêver seuls et éveillés dans leur chambre, parce que rien ne vaut les couleurs sur l'écran de son propre imaginaire.

    Difficile journée, empreinte de mélancolie et je sens bien que mon habituel refuge ne me suffit plus. Je crois qu'il est temps pour moi de ne plus convoquer les images mais de les affronter.

     

    *

     

    Dimanche 15/12/2013 puis mercredi 18/12/2013

    Jours de marché.

    Vu d'en haut, le marché c'est une rue peinte aux couleurs vives et gaies d'une mosaïque. Entre les couleurs, l'humanité coule comme une rivière dense où des courants contradictoires se croisent et rejettent en de multiples affluents quelques gouttes de cette humanité flottante.

    Vu d'en bas, c'est une population affairée qui se presse, se compresse parfois, qui s'époumone à offrir des valeurs sûres, à vendre l'indispensable. C'est aussi des odeurs disparates, des senteurs d'étals et des effluves de corps mouvants, apprêtés ou fatigués.

    Bois flotté, je dérive, vivant parmi les vivants.

    Et le tournis me prend quand je cherche autour de moi des réponses à cette question : où partiriez-vous si vous aviez à partir?
    Nulle part.
    Nulle part.
    Nulle part...
    Invariablement nulle part.

    Deux jours à me demander s'il est bien utile de partir finalement. Je prends conscience que l'ordinaire des gens qui nourrissait mes fantasmes me frappe avec autant de force que mon ordinaire tellement banal est si extraordinaire aux yeux de tous.

    Et puis, sur ce marché du mercredi, on me vend le soleil : Maroc, Espagne, Portugal, Nouvelle-Calédonie, les Baléares et toutes les îles baignées de soleil. C'est au soleil qu'il faut aller monsieur Carcasse. Tout est plus facile au soleil monsieur Carcasse. Ce doit être vrai si vous le dites.

    Alors j'emmagasine les sons et les images de Monplaisir et je prépare mon bagage.
    Samedi, je m'en vais.

     

    En partance, Carcasse

     

     

    En partance, Carcasse

     

    (c) David R, compagnie Map

     

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    Voici, depuis Angers, les dernières nouvelles de Carcasse. David continue à suivre, à photographier. Carcasse continue à écrire, à nous livrer ses impressions. Et moi je traque les documents, les récolte et les partage, parce que c'est un chemin passionnant que les premiers pas d'un humain, parce que ça donnerait presque des envies d'écrire, non?

     

     

    Journal du dehors, suite:

    Jeudi 5/12/2013

    C'est ici que l'on vient laver son linge sale en famille. Cette phrase je l'ai entendue en même temps que cette phrase je me la suis dite à moi-même en pénétrant ici - CLCV Lav'Plaisir, Consommation Logement Cadre de Vie, laverie associative - . Je viens y laver mon linge.
    Eux, ils cherchent des correspondants en Turquie, des défenseurs de consommateurs / locataires à Istanbul.
    Ils cherchent, ou plutôt elles cherchent - seulement des femmes aujourd'hui – elles cherchent, donc, également des idées de sorties pour le Nouvel An et un nom pour leur confiture et du temps en commun pour se réchauffer autour d'un café, d'un thé, pendant que le linge tourne dans l'humidité des tambours.

    Et moi, " monsieur Carcasse ", que suis-je venu chercher ici? Cette question me laisse perplexe. Je ne cherche rien, je viens laver mon linge. Aurais-je donné l'impression de préméditer quelque intention?

    À l'instant, relevant les yeux de mon cahier, j'aperçois le " train pour aller aux Sables d'Olonne " filer dans une percée entre deux immeubles.
    J'ai demandé à une dame tout à l'heure quelles sensations pouvait-on ressentir à prendre le train. Elle, elle a pris celui de Paris-la Tour Eiffel et ce n'était pas grand chose mais tout de même mieux, plus confortable, que le bus. Et les enfants aiment bien. Pour son fils d'ailleurs, celui qui lui a appris mon existence, je suis déjà son idole me dit-elle. Et les autres femmes de renchérir : " pas un enfant du quartier ne veut vous louper monsieur Carcasse! " Ce que c'est que la célébrité.

    En tout cas " il a l'air gentil " glisse timidement derrière un prospectus.

     

    *


    Vendredi 6/12/2013

    Le rythme des rencontres s'accélère. Aujourd'hui, je suis invité à partager le repas mensuel, donné à la Maison Pour Tous, préparé par des habitants pour les habitants.

    Je suis gauche, empoté, je ne sais comment prendre ma place autour de ces quelques tables, où déjà certains convives sont installés. On finit par me proposer une chaise aux côtés d'un couple, trois autres personnes se joindront à nous un peu plus tard. 

    Et j'apprends que quand je suis né en 1973, eux sont allé habiter un peu plus loin que le centre de Monplaisir. Peut-être les ai-je poussé?
    Et j'apprends qu'il est très important d'avoir une vie sociale. 
    Et j'apprends que les illuminations de Noël en centre-ville sont très belles.
    Et j'apprends qu'il n'est pas normal d'avoir une cage thoracique aussi protubérante.
    Et j'apprends que peut-être mon cas intéresserait la médecine.
    Et j'apprends que mes parents m'auraient protégé en ne me laissant pas sortir, pour ne pas subir les moqueries sur ma différence.

    Et je sens bien que leur inquiétude à mon égard est grande.
    Et je sens bien que le fait de ne ressentir ni douleur, ni gêne ne les rassure pas pour autant.
    Et je sens bien que ma vérité ne leur convient pas, on ne peut rester chez soi quarante ans par simple envie.

    Mais j'ai passé un très bon moment. Le repas délicieux est déjà fini.
    J'en ai encore un peu plus appris sur moi.

     

    *

    Jeudi 12/12/2013

    Il fallait que je sorte, il faisait beau.

    Aujourd'hui est une journée de contrastes :
    de la cité à la campagne
    du mouvement permanent de la circulation à la quiétude de la rivière
    des routes sans fin aux chemins tortueux
    des hauts murs aveugles et lisses aux murets de pierre, irréguliers et troués
    des grandes barres jumelles aux petites maisons presque de contes

    Et des balcons, des tas de balcons. Des balcons donnant sur des parcs, des balcons décorés du linge à sécher – c'est jeudi, jour de lessive –, des balcons balayés par de grandes tentures bariolées, des balcons ouverts, des balcons sans fenêtre ni porte, des balcons sur rue, des balcons sur rien, un balcon immense pour surveiller les arbres, une balustrade sans balcon, des balcons qui courent sur tout un mur, des balcons coincés sous leur fenêtre, un balcon comme un poste de vigie, des balcons partout et jamais personne dessus.

    J'ai laissé mon ombre visiter d'immenses magasins vides, étranges aquariums dans lesquels le fantôme de ma carcasse enfin légère pouvait glisser, voler, flotter.

    Et le flot incessant des voitures, des camions, avalant mètre après mètre le bitume menant vers des destinations, certes bien proches, mais déjà tellement exotiques à mes yeux de sédentaire.

    J'ai bifurqué autant de fois que possible, évité les lignes droites, cherché les chemins, même sales, touché les enseignes visibles de ma fenêtre en même temps que foulé des terres inconnues au détour d'un immeuble à la façade mille fois détaillée.

    Et marchant sur les rails d'une voie ferrée désaffectée, je suis devenu, l'espace d'un instant, le " train pour les Sables d'Olonnes ".

    J'ai aimé marcher dans l'herbe verte et grasse.

    Et des odeurs de terre humide, d'humus, de vase.

    J'ai glissé dans la boue et manqué me tordre la cheville et ri de ma maladresse, de ma pesanteur.

    Et au bout de mon chemin, cette rivière calme, aujourd'hui dans son lit, hier débordant encore sur toute la surface des champs environnants, comme un océan avec ses marées qui dureraient plusieurs mois.
    Quelle douceur cette rivière. 
    Et construire un bateau avec la remorque d'un camion, y planter un rail en guise de mât, au bout duquel accrocher le balcon vigie, y pendre les tentures comme des voiles en patchwork et se laisser emporter, dériver et rejeter plus loin, ailleurs.

    Partir?

    *

     

    Et en bonus (et pour attester de ma bonne foi de témoin-curieuse-lointaine), quelques coupures de presse:

     

    Carcasse agrandit l'espace

    Carcasse agrandit l'espace

     

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