• Des livres et des arbres

     

    Nous écrivions sous l'arbre

     

    Chaque année ou presque, je vais faire le plein de densité, de pensée et de rencontres aux Lectures sous l'arbre. De façon un peu particulière cet été, puisque j'étais en charge de mener le stage d'écriture, une exploration avec dix apprentis écrivains (pas si apprentis que ça), autour des Territoires inconnus.

    Géographiques et imaginaires, les territoires: toujours ces petites zones qu'on s'invente pour se faire de la liberté. De la promenade aux îles inventées, en passant par le journal de bord d'un voyage en mer (ou dans l'espace), l'écriture collective sur le thème du "voyage qui change la face du monde" ou encore l'invention de sortilèges ou récits des origines sur la base de textes ancestraux (recueillis par exemple dans Les techniciens de sacré, chez Corti), des formes très brèves (autrement appelées "échauffements" en début de séance) jusqu'aux textes sur le point de devenir grands, avec même une petite incursion du côté de l'écriture dramatique.

    Le voyage, pour moi, c'était de naviguer d'une personnalité à l'autre, d'un visage à l'autre, de saisir l'individualité des malices et des inquiétudes, de sentir ce qui était ouvert et ce qui était fermé et bougeait doucement dans le courant de la semaine,  mais de faire groupe tout en même temps, et revenir au "nous" un petit peu. Je me suis sentie un peu capitaine, à naviguer entre les enthousiasmes et les fragilités, d'un gros bateau de trente heures et de haute volée. Et visiblement, nous avons exploré beaucoup, et pas beaucoup fait naufrage. Peut-être repartir alors, dans des aventures aussi grandes, malgré la peur que j'en avais...

     

    *

     

    Cet été était tout particulier aussi, puisque je commence à préparer dès maintenant, la future co-direction de la collection Grands Fonds, avec Antonio Werli,  la collection "rouge" pour laquelle j'ai tant d'affection.

    Jean-Marie Barnaud et Jean-Pierre Siméon, en accord avec Jean-François Manier, ont décidé de nous passer la main pour la sélection et l'accompagnement des prochains textes (à partir de 2016), et c'est dès maintenant que nous commençons à lire et à nous mettre en quête des prochains trésors inclassables, des prochains textes des marges et des audaces qui viendront poursuivre ce travail. Deux titres par an à dénicher, peaufiner avec l'auteur et défendre. Beaucoup de textes, même de qualité, à écarter aussi, sans doute, pour faire ce choix pointu. Des discussions passionnées et des débats à venir, pour lequel étrangement (quand on connaît mon manque d'assurance ordinaire), je me sens les épaules.

    Pour ceux qui la connaissent mal, voici le lien vers cette belle collection, sur le tout nouveau site de Cheyne.

     

    *

     

    Enfin je me suis sentie bien avec les personnes qui font les Lectures sous l'arbre, et c'est comme un appui pour la suite que ces affinités-là, une façon de se rassurer auprès d'hommes et de femmes qui partagent le même feu, le même amour des mots subtils, et de la pensée qui avance: rencontres ou retrouvailles avec les auteurs, avec le grand Jean-Louis Hourdin qui menait le stage de lecture à voix haute, avec l'équipe de Cheyne, avec les bénévoles aux petits soins, avec les spectateurs enthousiastes.

    A l'année prochaine?

     

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  • Commentaires

    1
    Nathalie J
    Mercredi 27 Août 2014 à 16:49

    Oui, 3 fois oui, à l'année prochaine !!!!

    2
    Mercredi 27 Août 2014 à 18:20

    Avec plaisir... Bonne reprise, alors...

    3
    Vendredi 29 Août 2014 à 07:37

    Message d'une participante ? Wow ! Sans doute flatteur de le voir apparaître !

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