• Echos au monde / Echos aux contes

     

    Quand le spectacle s'ouvre, Dimitri est dans sa chambre, boîte dans la boîte, recoin de l'appartement qui lui appartient en propre, endroit de son intimité. Livia arrive du fond du plateau pour lui rendre visite, lui préparer à manger. Et j'ai l'image furtive, avec le blouson en cuir rouge que nous essayons pour les répétitions, que c'est un petit chaperon rouge qui s'approche de la maison où sommeille le futur loup, avec son panier à provisions, son pas énergique et son enthousiasme.

     

    photo de répet

     

    [Livia et Dimitri, photo de répétitions]

     

    Je me dis qu'il serait amusant de continuer à creuser, comme ça, par petites touches, des échos et des références à d'autres contes connus des enfants. D'autant plus qu'ils viennent voir un spectacle qui s'intitule Qui a peur du loup? et qu'ils auront déjà convoqué, consciemment ou non, tout leur imaginaire autour de la question. 

    Plus tard, dans la scène où Dimitri va rejoindre la mère en France par delà la forêt, il se retrouve en plein conte de Cendrillon: bombardée par les ordres qui fusent de toute part, la femme de ménage qu'elle est devenue a à peine le temps de rêver quelques minutes à l'apparition de son petit garçon...

    Ainsi, comme deux têtes sondeuses de notre recherche, nous pourrions aller creuser du côté des échos au monde contemporain tout en tissant des liens vers les contes qui sous-tendent nos imaginaires et ceux des enfants.

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Ma.
    Mercredi 8 Septembre 2010 à 01:43

    Ca me fais penser, comme ça, à un livre "Femme qui court avec les loups" de Clarissa Pinkola Estès. Je ne sais pas si ca à a voir avec votre travail mais voila le résumé :

    Chaque femme porte en elle une force naturelle riche de dons créateurs, de bons instincts et d'un savoir immémorial. Chaque femme a en elle la Femme Sauvage. Mais la Femme Sauvage, comme la nature sauvage, comme l'animal sauvage, est victime de la civilisation. La société, la culture la traquent, la capturent, la musellent, afin qu'elle entre dans le moule réducteur des rôles qui lui sont assignés et ne puisse entendre la voix généreuse issue de son âme profonde. Pourtant, si éloignées que nous soyons de la Femme Sauvage, notre nature instinctuelle, nous sentons sa présence. Nous la rencontrons dans nos rêves, dans notre psyché. Nous entendons son appel. C'est à nous d'y répondre, de retourner vers elle dont nous avons, au fond de nous-mêmes, tant envie et tant besoin. De par sa double tradition de psychanalyste et de conteuse, Clarissa Pinkola Estés nous aide à entreprendre la démarche grâce à cet ouvrage unique, parcouru par le souffle d'une immense générosité. A travers les " fouilles psycho-archéologiques " des ruines de l'inconscient féminin qu'elle effectue depuis plus de vingt ans, elle nous montre la route en faisant appel aux mythes universels et aux contes de toutes les cultures, de la Vierge Marie à Vénus, de Barbe-Bleue à la Petite Marchande d'allumettes. La femme qui récupère sa nature sauvage est comme les loups. Elle court, danse, hurle avec eux. Elle est débordante de vitalité, de créativité, bien dans son corps, vibrante d'âme, donneuse de vie. Il ne tient qu'à nous d'être cette femme-là.

    2
    Mariette Profil de Mariette
    Mercredi 8 Septembre 2010 à 08:54

    Oui je connaissais ce livre. Il y a quelque chose de ça dans l'appel de l'état sauvage... Mais c'est plus dans le passage à l'adolescence que dans la féminité. La fameuse "jeunesse"...

    3
    Ma.
    Jeudi 9 Septembre 2010 à 03:07

     bon d'accord j'étais pas complètement dans votre sujet.

    Je sors de ce blog.

    4
    Mariette Profil de Mariette
    Jeudi 9 Septembre 2010 à 09:36

    Non, allez, reste!! J'aime bien, moi, avoir des commentaires!

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