• En passant par la Hongrie (jour 2)

     

    En passant par la Hongrie (jour 2)

    En passant par la Hongrie (jour 2)

    En passant par la Hongrie (jour 2)

    (Debreçen, mars 2014)

     

    Ce samedi matin, on prépare la lecture de Nous les vagues. Avant ça, j'ai un peu de temps pour chausser mes lunettes de soleil et faire un petit tour dans le centre de Debreçen. (Ci-dessus quelques photos touristiques volées, donc.)

    Un tour rapide, parce qu'à mon retour au théâtre les comédiens m'attendent avec pas mal de questions, me demandent de leur parler de la genèse du texte, mais aussi de chacune des différentes parties de Nous les vagues. Ils ont quelques heures pour appréhender l'ovni, dans sa forme et dans ce qu'il raconte. Je crois qu'ils sont perplexes, et c'est bien normal.

    Ils sont deux, un jeune homme et une jeune femme, dirigés par un des stagiaires en mise en scène du théâtre de Budapest. Il a fait un montage, distribué les voix. Il avait d'abord pensé travailler avec toute une promotion de jeunes acteurs, mais au dernier moment ça n'a pas été possible. C'est donc la ligne intime qui est privilégiée dans cette configuration, la foule a plus de mal à apparaître mais je vois assez bien ces deux acteurs comme protagonistes de l'attente puis de l'histoire d'amour explosive.

    La malicieuse Zsofia a l'idée de proposer à Christian Paccoud d'accompagner la lecture à l'accordéon (ou plutôt, de le kidnapper alors qu'il s'apprêtait à prendre tranquillement son café...). S'en suit une répétition assez cocasse, les acteurs jouant en hongrois, Zsofia traduisant en direct le texte à Christian pour qu'il puisse avoir ses repères, moi essayant d'avoir une vue d'ensemble de ce joyeux capharnaüm.

     

    En passant par la Hongrie (jour 2)

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    (Photos de répétitions)

     

    Pendant la lecture je me laisse porter par les vagues hongroises, j'essaye de reconnaître des passages du texte, me repère aux ruptures, je me perds dans le visage des comédiens, je me raconte la flamme qui grandit, et comme à chaque lecture, quelle que soit la langue, je me demande comment ça peut être perçu par ceux qui découvrent, j'ai peur de l'incompréhension, de l'ennui, je guette la moindre réaction, le moindre sourire.

    Le jeu des comédiens me paraît très fluide, à la fois naturel et précis, peut-être manquant un peu de ruptures pour laisser entendre la part du texte plus distancée, plus récitative. Mais ce n'est que l'idée que je m'en fais, en regardant les corps, en écoutant les voix.

     

    *

     

    Et puis je continue mon séjour dans le festival, je me glisse dans les répétitions d'un spectacle qui mêlera chant traditionnel hongrois et flamenco, le dialogue est étrangement évident entre ces deux formes, les chants de douleur sont sans frontière.

    Le soir je vais voir la mise en scène d'un texte contemporain hongrois, je me raccroche à la scénographie et aux jeux des acteurs pour entrer dans cette histoire dont je ne comprends pas un mot, et ça opère assez bien, les signes sont clairs, je ne m'ennuie pas, fais travailler mes yeux et mon imagination. J'envie un peu le travail de troupe et son énergie, la possibilité dans l'organisation du théâtre (tout comme en Allemagne) de pouvoir avoir du monde sur le plateau, une quinzaine d'acteurs d'âge et de corps différents. Nous avons d'autres libertés ici, mais celle-là me manque souvent: avoir le luxe d'être nombreux. Mi, Hullamok.

    (A suivre..)

     

     

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