• Jeunesse de tous les âges...

     

    Entre Lyon et Valence, deux spectacles sont en cours de construction, avec en dénominateur commun le travail sur une jeunesse dans sa vivacité et son insouciance, et pourtant déjà fauchée dans l'oeuf. D'un côté par la noirceur d'une époque, (1923 en Autriche et en Allemagne) la perte de tous repères et la maladie sociale qui rend superflus même les étudiants en médecine, de l'autre côté par le drame d'un amour appelé à être enterré à peine né, par la maladie réelle, concrète, de Violetta/ Marguerite.

    Deux jeunesses, et aussi, donc, je m'en rends compte, deux maladies, pour lesquelles les solutions proposées, bien qu'en des termes différents, sont aussi très proches. Trouver sa place dans le monde, c'est, pour Bruckner "s'embourgeoiser ou se tuer" et dans le roman d'Alexandre Dumas, c'est vivre sa passion, même fatale, ou bien rester dans le giron de ses parents ...

    Difficile de ne pas faire de lien, aussi, avec le projet J'ai 20 ans qu'est-ce qui m'attend?, et le travail initié sur Qui a peur du loup?, de Christophe Pellet, où un Dimitri presque adolescent se débat avec le monde en ruines laissé par la génération précédente. 

    Le fil rouge de ma saison a des allures d'appel au secours, il pose la question de l'entrée dans le monde. Il saute aux yeux comme le symptôme d'une maladie économique et sociale, même si la vie et la rencontre des corps sont dans tous les cas une belle réponse à tous les fatalismes.

    Appel du pied aussi, peut-être, d'une jeune génération de metteurs en scène à l'adresse de ceux qui ne veulent pas céder la place. Gros plan sur les difficiles filiations, qui raconte, à mon avis, assez justement 2011 et ses frilosités.

    Mais le monde bouge, et la jeunesse montre qu'elle sait s'y faire entendre, en harmonie avec les générations qui la précèdent:  d'ailleurs ma saison est aussi celle ponts tendus entre les âges, et de la construction d'univers communs, dans l'écriture de notre feuilleton radiophonique à Bordeaux, et dans l'écriture scénique de Se souvenir de Violetta. Habitants de la même époque, notre jeunesse est surtout dans l'énergie et la sincérité que nous mettons à nos ouvrages.

     

    Se souvenir de Violetta

    Se souvenir de Violetta

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    [Caroline Arrouas et Lucas Partensky dans Se souvenir de Violetta / Claire Galopin et Valentin L'Herminier dans Maladie de la Jeunesse.]

     

     

     

    « En constructionPrendre l'air »
    Partager via Gmail

    Tags Tags : , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :