• L'atelier du Chagrin

     

    L'atelier du Chagrin

     

     

    La semaine prochaine commencera le travail sur Le Chagrin, avec l'équipe des Hommes Approximatifs et de nouveaux comédiens. Dans une semaine il faudra commencer ce double mouvement de fabriquer de la matière et de construire, essayer, recommencer, affiner, se perdre, et puis faire le travail de montage, de collage, de tissage et de récit.

    A ce jour, nous savons peu de choses de ce que sera le spectacle, malgré plusieurs mois d'échanges et de préparation, malgré des intuitions que je sens très fortes, des pistes qui vibrent très fort chez les uns et les autres, et qu'il faut maintenant mettre en forme, mettre en oeuvre pour qu'elles puissent aussi vibrer du côté du spectateur. Il nous faut faire le spectacle le plus juste possible pour le morceau d'époque où nous vivons, se faire le reflet de ses chagrins  et de ses espoirs propres. Double mouvement important: ce qu'on perd et ce qui renait des cendres.

    A ce jour, notre socle est, comme pour les spectacles précédents de la compagnie, un travail précis et précieux sur l'espace. La scénographe Alice Duchange est la première à se livrer à cette mise en forme des intuition, dans un travail plastique dont les premières images m'ont fait battre le coeur très fort. Et ce n'est pas si courant, une première pierre de théâtre qui parle au-delà du cerveau, touche à quelque chose de plus profond, quelque chose de très vaste je crois, de très beau.

    Plus que jamais avec ce spectacle, nous faisons un pas du côté du sensible, de l'invisible comme matière première de théâtre. Il y aura peut-être peu de mots, ou alors trop, et maladroits, de petites choses accolées aux immenses.

    Le Chagrin sera notre atelier. A plusieurs titres. Parce que pour la première fois l'espace prendra cette valeur-là, mettra au centre la fabrication d'objets et de récits. Nous avons beaucoup parlé d'art brut pour parler de ce spectacle à venir. Fabrication obsessionnelle pour que quelque chose sorte. Pour dire.

    Et puis atelier, parce que ce spectacle sera (il l'est déjà) l'endroit où essayer de penser le monde, en mettant en jeu en même temps une histoire familiale et une histoire plus vaste et collective. La vie dans un pays précis, le nôtre, dans une région précise, le Var, dans un temps précis: celui d'une bascule.

    Chaque semaine, et ce jusqu'à la première fin mars à la Comédie de Valence, j'essayerai de tenir le journal de ce spectacle à naître.

     

     L'atelier du Chagrin

    (Photos: Le Palais du facteur Cheval, Drôme, août 2014)

     

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  • Commentaires

    1
    manucuchet
    Lundi 9 Février 2015 à 22:19
    Bonne gestation à tous !
    2
    Mardi 10 Février 2015 à 10:04

    C'est parti pour six semaines de Fabrique...

     

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