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    Un chagrin radiophonique

     

    Dans le prolongement du spectacle, Le Chagrin a trouvé sa forme radiophonique. C'est signé Caroline Guiela Nguyen, Alexandre Plank et Antoine Richard. Avec Dan Artus et Chloé Catrin, et la participation des élèves de CE1 de l'école Jules Vallès à Valence.

    A écouter en podcast ici.

    C'est sur France Culture, dans le festival Radiorama.

     

     

     

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  • (Violette Garo-Brunel, Dan Artus.

    (c) Jean-Louis Fernandez)

     

    Depuis mercredi, et jusqu'au 7 juin, venez à la rencontre du Chagrin au théâtre de la Colline, c'est la dernière création des Hommes Approximatifs, c'est dans l'intimité de la petite salle, c'est un univers qui ne ressemble à aucun autre, c'est un jeu subtil sur les cordes sensibles, c'est un théâtre des toutes petites choses et des liens invisibles entre les êtres, de l'enfance et de la mort comme deux facettes d'un même tout.

     

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    Ouverture du Chagrin

     

    Il est donc né, Le Chagrin, le nouveau spectacle de la Cie des Hommes Approximatifs, tout juste prêt à être ouvert et partagé. Parce qu'on est parfois plus léger quand on a fait chagrin commun.

    C'est jusqu'au 10 avril 2015 à la Fabrique (comédie de Valence), du 21 au 24 avril au théâtre Olympia, Cdr de Tours, et du 6 mai au 6 juin 2015 au théâtre national de la Colline (Paris).

    Je suis vraiment fière d'avoir accompagné ce spectacle, d'avoir suivi ce processus de création dense, mystérieux, bouleversant.

    Alors venez?

     

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    ça vibre

     

    Dans cette dernière semaine de répétitions de la création du Chagrin à la Comédie de Valence, je suis de nouveau dans la salle, et quelque chose me saute aux yeux de la théâtralité qui est née, dans cette accumulation de détails, de recherche infime, de récits tissés, d'objets construits, d'entremêlement de sons et de lumières.

    La narration est là, ce que font ces personnages ensemble, le drame qui les réunit: mais ça ne semble pas être le premier plan de l'objet qui palpite. Quelque chose est là d'une vie plus sourde, sous les mots, sous l'histoire. Une vibration qui situe la théâtralité à un endroit inhabituel, qui oblige à placer son attention différemment: à l'endroit de l'infra, l'endroit de ce qui se joue en amont même de la représentation, sous la surface.

    Esthétiquement, ça vibre, émotionnellement aussi: c'est comme si l'endroit central du spectacle était le pouls qui bat sous la narration, juste en-dessous d'un roman possible.

    En tant que spectateur, on est mis dans un état, celui d'une écoute particulière, qui nous demande d'ouvrir tous les sens, de nous rendre réceptifs aux moindres codes d'un univers qui n'est pas reconnaissable a priori, dont on n'aura pas de clés réalistes, et qui ne cessera pas de se transformer tout au long du spectacle. Tout est en place pour nous proposer un voyage hors de l'espace et hors du temps, de l'ordre de l'expérience plus que du discours.

    On comprend qu'on ne se promène pas dans un drame particulier, mais dans ses échos de tous les bruits d'un monde. Celui que forment ces cinq-là réunis.

    Bruissement des cigales, des grenouilles, des mains tendues et des douleurs.

     

    ça vibre

     

    ça vibre

     

    ça vibre

    (Photos de répétitions - détails)

     

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    On reconnaît tout et pourtant tout est différent. Au moment de faire un nouveau bout à bout des séquences travaillées jusqu'ici, l'affairement des uns et des autres n'est pas tout à fait le même, Claire, Alice, Benjamin sont vigilants aux milliers de détails, Caroline déroule la nouvelle globalité aux côtés de Jérémie et Antoine qui retrouvent le dialogue entre son et lumière initié dans les spectacles précédents. Tous les éléments commencent à former un monde, avec son langage à lui: on parle du moment de la poule, des petits bâtards, de Madonna, des cercueils, de GamVert et de la réparation, et tout le monde sait exactement de quoi il s'agit. Moment magique où le spectacle semble trouver son identité. Et dans le travail que nous menons, cette identité n'est comparable à aucune autre, pas même celle de nos spectacles précédents.

    Moment magique, où les choses les plus hétérogènes trouvent leur circulation, leur dialogue. Chaque élément explore sa place. Chaque personnage aussi, vient rejoindre les intuitions de départ dans la composition du spectacle. Nous comprenons en l'essayant pourquoi il avait paru important de convoquer les personnages au coeur du drame (Vincent, Julie, Annie) mais aussi Sabrina, proche et pourtant étrangère à la famille, et enfin un Hakim, plus éloigné encore de ce noyau d'amour et de tensions. Des cercles concentriques, qui rayonnent autour du mort, de la mort, qui s'en rapprochent et s'en éloignent, des élans qui mettent en danger et d'autres qui évitent, protègent, réparent. Le coeur du chagrin, la mort brutale, inacceptable, dialogue avec les élans permanents de vie, les maladresses des uns et des autres, dans le temps qui est le leur, fauchés différemment par la réalité du décès.

    Théâtralement, on est face à un cadre qui se révèle, commence à être palpable, concret, où il va maintenant falloir combler les vides, faire ressortir des informations, en effacer d'autres pour les laisser de l'ordre du non-dit, du paysage silencieux, décider de l'ordre dans lequel on fait voguer le spectateur d'une chose à l'autre.

    On est, dans l'écriture, pile dans ce temps du passage de l'intuition à la forme, du pressentiment intime à l'objet partageable.

    Quant à moi, je ne pourrai revenir qu'à la toute fin des répétitions, à quelques jours de la première, quand la sculpture aura pris tout son relief entre les mains de toute l'équipe. Je tremble et me réjouis.

     

     

     

     

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