• Le Transpacific

    Bien sûr quand on sillonne l'île aux Marins, on ne tarde pas à tomber sur l'épave du Transpacific, du moins l'avant de ce cargo allemand échoué au large de l'île le 18 mai 1971. Il n'en reste plus grand chose, que le nez monumental, que le souvenir d'une mécanique moderne, et les anecdotes des habitants.

     

    Le Transpacific

     

    Le Transpacific

     

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    Le Transpacific

     

    J'avais parlé de ma fascination pour les épaves. Pour cette façon dont il peut rester des traces si monumentales de la catastrophe, de la perdition. Fondues dans les reliefs des cailloux et le temps qui les décomposent, mais assez visibles pour nous rappeler une nuit ou l'autre de tempête et de brume, où les rochers qui affleurent piégèrent tout un équipage.

    Je ne sais pas à quel seconde on sait que l'on échoue. Je ne sais pas à quelle seconde on comprend le danger, et ce que ça peut faire dans les têtes. Je ne sais pas quels sont les réflexes de survie. Et pour celui qui est à terre, l'arrivée dans la nuit de la masse immense, le bruit du choc, les grincements. Le moteur (celui du Transpacific, on le voit encore affleurer près des rochers, plus de quarante ans après le naufrage), quand on l'arrête d'un coup et laisse tout le vacarme à la mer.

    Je ne sais pas comment on écoute ce silence nouveau. Comment on débarque avec le goût de l'échec. Comment on découvre l'ampleur de l'enlisement une fois que la brume s'est dissipée. On raconte ce bateau-là fonçant à une vitesse anormale vers la côte, le sauvetage de l'équipage par les habitants. On raconte comment de nouveaux objets sont arrivés sur l'archipel: des jukeboxes, des pantalons, des tondeuses à gazon (!), et un nouveau relief sur la plage de l'île aux marins.

     

     

    « La Minute du CRI (épisode 7 et dernier): La brumeUne journée bleue »
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  • Commentaires

    1
    Dimanche 1er Juin 2014 à 05:44

    J'ai lu avec intérêt ce que racontait le lien. Quand on pense naufrage, on se reporte à de lointaines époques, et non à 1971 avec une cale pleine de juke-box !


    Voilà deux photos que tu nous offres de bouts de ferraille qui furent jadis une partie d'un navire. Cela ma touche et ce sentiment serait sans doute quintuplé, si je trouvais à proximité.


    Il y a une quinzaine de mois, j'ai lu un livre sur l'Essex, une des plus terribles tragédie maritime du 19e siècle, alors qu'une baleine pas du tout sympa avait coulé un navire (source d'inspiration pour le futur récit Moby Dick). J'avais tant et tant été touché que, à peine quelques mois plus tard, j'avais de nouveau emprunté le livre afin de le parcourir à nouveau.


    Ah, au fait : c'est une souris, et non un lapin (troisième photo)

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