• Lecture à l'Internationales Literaturfestival Berlin

    Lecture à l'Internationales Literaturfestival Berlin

     

    Second séjour à Berlin, tout comme en mars, un temps d'été et des heures de marche pour découvrir les quartiers que je ne connais pas. Tout comme en mars, surtout, une lecture bilingue de Nous les vagues / Wir Wellen avec le traducteur et acteur Léopold von Verschuer. Derrière nous, projetées, les traductions dans les autres langues: italien, grec, hongrois.

    J'ai beaucoup lu ce texte, seule la plupart du temps, et en français bien sûr, et c'est une toute autre sensation de se renvoyer la balle dans deux langues, devant un public sans doute (je pense) plus germanophone que francophone, qui ne comprend peut-être pas (me dis-je pendant que je lis) un mot de ce que je dis, alors m'amuser encore plus que d'habitude de la musique, des petites accélérations et des petits ralentissements, des consonnes à faire sonner, d'un son du français à faire rouler dans la bouche, des respirations, des virgules. Redécouvrir mon propre texte en en faisant de la musique (comme je le fais au tout départ, lorsque j'écris).

     

    Lecture à l'Internationales Literaturfestival Berlin

     

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    Lecture à l'Internationales Literaturfestival Berlin

    (Lecture à deux voix et projection, 17 septembre 2014. Merci à R. pour les photos.)

     

    En répondant aux questions, qui inévitablement me demandent si je crois, moi, à une révolution (j'avais écrit "résolution"), je me rends compte et j'explique à quel point c'est une logique poétique qui a fait surgir les différentes parties de ce texte, avec des interrogations réelles comme point de départ, mais ensuite, le jeu de la langue, des images, des métaphores qui s’entrainent les unes les autres pour faire le paysage de ce texte-là, écrit à ce moment précis. Alors, je ne sais toujours pas si une révolution est possible, ou même souhaitable tant on peut entendre de choses différentes sous ce mot, mais du moins formuler, créer des étincelles, des images inattendues, ébranler un tout petit peu les imaginaires.

    Et puis je me promène. Longe le mur pour me rendre compte, mesurer de mes propres yeux un pan d'histoire qui est longtemps resté abstrait pour moi. Je regarde la façon dont la ville n'arrête pas de se transformer, peut-être au risque de lisser ses différences, de vouloir à toute force combler ses trous.

    J'aurai sans doute l'occasion de revenir, en tous cas je l'espère, puisqu'une publication de la traduction d'Alors Carcasse est prévue chez le même éditeur. (Matthes&Seitz).

     

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    Lecture à l'Internationales Literaturfestival Berlin

    (Berlin, septembre 2014)

     

     

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