• Lectures sous l'arbre 2017 et retour sur les publications Grands Fonds

    Lectures sous l'arbre 2017 et retour sur les publications Grands Fonds

     

    Dans quelques jours, rendez-vous à la croisée des chemins, entre Haute-Loire, Drôme et Ardèche, entre poésie, spectacle et gastronomie, entre ballades, sieste poétique et lecture, entre bon vin et confiseries maison. Bref, rendez-vous aux incontournables Lectures sous l'arbre de Cheyne, qui cette année mettront à l'honneur le Chili, les éditions du Seuil, et les livres parus chez Cheyne dans l'année.

    Retrouvez le programme complet ici.

    En parlant des livres parus dans l'année, je voudrais revenir sur les deux publications de Grands fonds, que j'ai eu la fierté d'accompagner avec Antonio Werli. En attendant les deux très grands textes de 2018 (allez je fais un effet d'annonce sans en dévoiler plus: il y aura Marie Cosnay et Benoît Reiss), vous pouvez lire depuis le printemps les derniers ouvrages d'Ito Naga et Loïc Demey. Tous deux sont invités de cette nouvelle édition des Lectures.

    Le livre d'Ito Naga, Les petits vertiges, impressionne une nouvelle fois par sa précision et sa finesse. De fragment en fragment, on voyage dans les vertiges que produisent certains mots au milieu d'une phrase. Mais on voyage aussi à travers les continents, du Japon à la France, avec de longues escales, cette fois-ci, par la Russie, et de fragment en fragment apparaît un très beau portrait de femme. Avec Ito Naga, les vertiges, c'est à chaque page, sous la forme d'un sourire ou d'une émotion qui monte tout d'un coup aux yeux.

     

    Lectures sous l'arbre 2017 et retour sur les publications Grands Fonds

    Quant à Loïc Demey, qui avait publié dans la collection grise Je, d'un accident ou d'amour, il nous emmène avec D'un coeur léger (carnet retrouvé du Dormeur du Val) sur un tout autre terrain, celui du lyrisme épistolaire d'un jeune soldat qui s'en va à la guerre la fleur au fusil et le grand amour au coeur. Là où la recherche de Demey excelle, c'est dans l'invention d'une langue qui pourrait être celle de ce jeune homme et de ce temps, mais qui se libère aussi de la réalité historique pour devenir pure poésie. Si le narrateur croise bien un certain Arthur, et si on se demande s'il va terminer comme le dormeur du poème, c'est plutôt la vie, l'amour et l'insouciance qui sont célébrées dans ce très beau texte.

     

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