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    Quelques pages de plus de Perdre.

    Où je me rends compte que si je mets tellement de temps à peaufiner ce texte c'est qu'il y a deux textes en un. Le premier est terminé, il est le tremplin pour que j'aille, dans le second, là où je ne suis jamais allée. 

    Oui, c'est plus romanesque. 

    C'est plus long.

    J'ai la machine qui me permet d'écrire une infinité d'histoire. Et je ne veux pas la sous-exploiter, ni rester à la surface.

    Ce texte est un aimant où le monde vient se coller de façon troublante à mesure que j'avance.

    J'y avance à visage plus découvert, même si les personnages sont avant tout des hommes cette fois-ci (je me rends compte).

    Je raconte des histoires.

    Je digresse. Je change de ton dans la même phrase.

    Je prends mon temps, je ralentis.

    Je voudrais m'enfermer des jours et des nuits avec lui (je ne peux pas). M'arrêter à chaque pas de mes personnages (ils marchent et ils mangent). Avoir l'impression que tout ça a duré cent ans. Perdre la notion du temps. Apporter des réponses aux questions qu'on ne me pose pas.

    Cela pourrait aller assez vite, de terminer, je sais quelle route prendre. Mais je veux être sûre de ne rien oublier, le long du paysage.

    Je terminerai quand le prochain texte bousculera derrière, deviendra une évidence.

     

     

     

     

     

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     Les interstices, donc, il explique à l’homme patient, qui l’écoute si calmement maintenant que lui, qui parle, pourrait lui ouvrir son cœur en deux, lui dire tout de ses propres vertiges, de son errance infinie quand il fait mine de montrer la voie, de se repérer aux étoiles. Ce sont, voyez-vous, de petits endroits à taille humaine où se faire oublier un peu tout en reprenant vie, une petite clandestinité pas même illégale, parfois. Je prône, vous l’avez compris, les disparitions salutaires, les désertions au bon moment et avant de capituler. Juste la paix, en somme.

     

    [Extrait de la seconde partie de Perdre]

     

     

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    Et pour continuer à faire le pont avec 2012, à l'heure où je relis et avance (encore, me direz-vous) le chantier Perdre, voici encore quelques images de notre semaine de travail de décembre.

    Labo Perdre (3)

     

    Labo Perdre (3)

     

    Labo Perdre (3)

     

    Labo Perdre (3)

     

    Labo Perdre (3)

    (c) D. Ropars

    C'était une semaine de travail dirigée par David Ropars, avec Estelle Baussier, Fabien Doneau, Thomas Drelon, Hélène Maillou, Jean-Pierre Morice et Benjamin Tudoux.

    Vous pouvez suivre les actualités de la compagnie grâce au lien ci-contre vers la Compagnie Map.

    Et en espérant reprendre au plus vite nos recherches...

     

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    Quelque mode d'emploi en guise d'accueil...

     

    Labo Perdre (2)

     

    Labo Perdre (2)

     

    Labo Perdre (2)

     

    Labo Perdre (2)

     

    Labo Perdre (2)

     

    Traces d'un discours investissant les lieux,

    avec la Compagnie Map à Angers, décembre 2012.

     

     

     

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    Labo Perdre

     

    Dans le cadre d'un projet bien plus vaste de la Compagnie Map, une très belle semaine de labo pour se rencontrer, pour essayer des choses autour de la première partie de Perdre. Les corps, les voix réinterrogent ce qui parle en nous dans ce discours-là, comment deux voix distinctes traversent les mêmes corps, comment chacun négocie avec ses victoires et ses défaites, comment les mots qu'on nous impose et dont on se persuade fabriquent, broient, brisent.

     

    Labo Perdre

     

    Une présentation de travail ce soir 22 décembre à 19h, à la Maison pour tous Monplaisir d'Angers.

     

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