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    Une toute première échéance publique se prépare pour Les Feux de Poitrine, et le projet de mise en scène porté par Frédéric Maragnani.

    Ce sera le 6 octobre à 12h30 au théâtre du Rond-Point, avec Laura Bazalgette, Luc Cerutti, Rodolphe Congé et Océane Mozas.

    Entrée libre sur réservation au 01 44 95 58 81.

     

     

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  • Les Feux de Poitrine sur France Culture

    (Image trouvée en ligne)

     

     

    C'est la fête!

    Les Feux de Poitrine sont sur France Culture, dans l'atelier fiction, émission diffusée hier soir.

    La mise en ondes est signée par Christophe Hocké, avec les voix de Judith Morisseau, Nathalie Kousnetzoff, Marie-Sophie Ferdane, Claire Cahen, Philippe Duclos, Manuel Vallade.

    Pour écouter l'émission en ligne, et découvrir ces "Six fêtes pour rester vivants", c'est ici!

     

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    En décembre dernier, à l'occasion d'une carte blanche au bureau de lecteurs de France Culture, Gabriel Dufay et Noémie Gantier lisaient une des six fêtes des Feux de Poitrine, texte défendu notamment par Marguerite Gateau.

    En attendant la réalisation de l'intégrale pour la radio, et à l'occasion de la sortie du livre chez Quartett ces jours-ci, vous pouvez écouter l'extrait ici avant de sortir danser ou en vous remettant calmement d'une soirée bien arrosée.

     

    Extrait sonore des Feux de Poitrine

    (Détail de la couverture du livre chez Quartett)

     

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    Les feux de poitrine (extrait)

     

    "Le choeur du plus beau jour de notre vie:

     

    Save the date.

    En anglais on dit : « save the date ».

    On sauve la date, d’accord, mais de quoi ?

    On la sauve du fleuve de notre mémoire.

    On lui tend la main : viens, date, sèche-toi, souris, entre dans la lumière.

    Héroïquement, on la protège de tout ce qui pourrait la ternir.

    Dire que pour d’autres ce sera un jour ordinaire sans grande joie

    Un jour d’ennui peut-être,

     

    Dire que pour d’autres elle sera oubliée dans une semaine,

    Dire que pour tellement de nos concitoyens elle ne renverra à rien,

    A aucun rendez-vous,

    A aucune robe blanche,

    A aucun serment pour la vie,

    A aucune photo de groupe,

    A aucun château loué pour l’occasion,

    A aucune chance de voir son existence changée par la magie d’une rencontre amoureuse durable.

     

    Mais nous, nous la sauvons.

    Nous sommes les sauveurs.

    Nous la mettons sous verre.

    Oui :

    Pour cette date, nous faisons le pari de l’incroyable."

     

    (Les feux de Poitrine, fête numéro 3)

     

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    Le 17 juin au Théâtre de Théo Argence de Saint-Priest

     

    Si je vous encourage très chaleureusement à venir à Saint-Priest la semaine prochaine, le mardi 17 à 19h30 pour être précise, ce n'est pas seulement pour le plaisir de passer une soirée festive ou de vous faire découvrir Les feux de poitrines, le texte qui sera joué ce soir-là et que j'ai écrit spécifiquement pour les participants de tous âges des ateliers amateurs, qui pendant une année ont fait vivre la Fabrique auprès de douze professionnels. Ce n'est pas seulement parce que ça parle de fête et de résistance au froid et de la façon dont on s'organise pour maintenir le feu, et collectivement. Ce n'est pas seulement parce que ce sont des "fêtes pour rester vivants".

    C'est, beaucoup plus gravement et concrètement, parce que le projet que développe Anne Courel depuis plusieurs années à Saint-Priest est très directement menacé par une nouvelle municipalité qui ne comprend pas l'intérêt de s'occuper de théâtre contemporain, de théâtre en général on peut le croire, et qui trouve sans doute dangereux ou indécent de créer du lien comme le font les artistes de la Fabrique, entre les jeunes et les adultes, les professionnels et les amateurs, de donner à chacun une place (un groupe de jeunes gens a participé par exemple à sa façon en prenant des photos des membres de la fabrique, un très beau travail que vous pouvez trouver en ligne sur le site du projet).

    Si je vous encourage à être là c'est qu'il faudra être nombreux, à montrer que tout cela ne nous indiffère pas, et qu'on ne veut pas vivre dans un monde où le loisir prime sur tout, où chacun est amené à rester à sa place, sous contrôle, où la fantaisie, la pensée, la fête partagée sont devenus les ennemis à combattre. Nous combattrons et défendrons ce pour quoi nous faisons nos métiers. Mais nous avons besoin de vous.

    Les attaques fusent de tout côté, contre les professionnels de la part du gouvernement, et contre le travail avec les amateurs à des niveaux plus locaux, on nous dit qu'il est criminel de raconter des histoires aux gens, que la vraie vie ce n'est pas ça. On nous dit que c'est trop élitiste, sans se donner la peine de se déplacer pour juger par soi-même. On voue un culte à la bêtise, à l'abrutissement, à la tristesse, peut-être, qui est tellement plus facile pour accéder au pouvoir quand on a les idées rances que l'on sait. Je tenterai dans les jours qui viennent d'écrire pour comprendre mieux les raisons de cette haine, de ces attaques, de cette peur et de ce que nous venons toucher profondément chez les partisans d'un "réel" auquel je ne crois pas.

    Quant à l'utilité de ce que nous faisons, il suffit de prendre la peine de venir voir, un fou-rire pris en commun, la naissance d'un moment de théâtre, un visage qui s'éclaire.

    Je compte sur votre soutien, et pour faire passer l'information de la menace qui pèse sur ce projet dès la saison prochaine (le théâtre contemporain a d'ores et déjà été rayé de la programmation dès le lendemain des municipales). Empêcher les gens de se rencontrer, de penser autrement, d'avoir des outils pour comprendre et s'exprimer sur leur monde, c'est aller droit à l'explosion. Je veux avoir résisté à la violence qui vient.

     

    Les enfants :

    Et si quelqu’un n’y croyait plus ?

    Et si quelqu’un ne voulait plus jouer ?

    Ou si quelqu’un ne voulait plus nous obéir ?

    Ce serait la fin de la fête.

     

    Il faudrait retourner dans nos maisons.

    Dans nos chambres d’enfants

    Dans nos horaires d’école

    Il faudrait de nouveau se coucher tôt.

     

    Nous ne voulons pas que ça s’arrête.

    Nous voulons continuer à inventer cette fête,

    A inventer le programme de chaque journée :

    Les danses, les repas, les promenades.

    Nous voulons continuer à inventer des jeux.

     

    Alors faisons tout pour que la fête continue,

    Pour que le bonheur ne se repose jamais,

    Jusqu’à ce que nous soyons adultes,

    Et plus longtemps encore.

     

    Est-ce que tout le monde vote oui ?

    Alors au travail !

     

    (Extrait des Feux de Poitrine, mars 2014, à paraître aux éditions Quartett en mars 2015.)

    Le 17 juin à Saint Priest

    Pour écrire Les feux de poitrine, c'est des propositions des participants dont je suis partie, des dizaines de post-it et d'idées qui m'ont aidée à construire une atmosphère, qui m'ont donné envie de choralité, de scènes de groupe, d'une mélancolie qu'on combat pas à pas, jusqu'au feu de la victoire.

     

    Le 17 juin au Théâtre de Théo Argence de Saint-Priest

    (c) Théâtre Théo Argence

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