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    Les feux de poitrine

    (Photo trouvée en ligne ici)

     

    Un nouveau texte est en train de pointer le bout de son nez. Il est né de la commande du théâtre Théo Argence à Saint-Priest, et il sera joué en juin par les participants de la Fabrique.

    J'avais l'impression de ne rien avoir écrit depuis des mois, et puis tout d'un coup, grâce à la commande, on se jette dans ses intuitions et ses désirs, et voilà qu'un texte est là. Dans une première version, qui demande encore du recul, et sans doute un vrai retravail dans les semaines à venir, mais enfin il est là, un début un milieu une fin, des obsessions qui prennent corps, sous forme de plusieurs "nouvelles théâtrales" pour raconter la fête.

    Il y a pour l'instant la fête du retour, la fête des neiges, la fête du plus beau jour de notre vie, la fête du petit matin et puis la fête du feu. Il y en aura peut-être d'autres pour faire grandir le projet dans les mois à venir.

    Il y a des chœurs et la façon dont des individus se débrouillent des injonctions à être heureux, à jouer le jeu du moment exceptionnel et de la magie qu'on met tant d'énergie à mettre en scène. Il y a la fête comme fiction qui ne tient que si elle est partagée. Il y a les amours qu'on vit et celles qu'on croit vivre. Il y a le passage des neiges installées aux brûlures d'un feu sur la plage. Il y a des sueurs et des cœurs qui battent, la liesse collective et les transes individuelles.

    Et ça s'appelle Les feux de poitrine. 

     

     

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    D'autres célébrations

     

    Dans la lignée peut-être du petit texte Les Célébrations (édité chez Quartett à la suite de Nous les vagues), voilà que l'idée de la fête, et son traitement théâtral, continue à faire son chemin.

    Il y avait peut-être un peu de ça dans la cérémonie de Prodiges®, et c'est par là aussi que va la seconde partie de Perdre, dont je parle parfois comme le "récit du long chemin pour passer de la défaite à la joie, de la mort à la fête."

    Et puis, ce qui me plaît: considérer le public comme une communauté réunie pour quelque chose (le considérer à l'intérieur même de l'écriture) et pourquoi pas pour une sorte de fête...

    C'est parce que ça travaille à cet endroit-là, et toujours à l'endroit du choeur, du groupe, du collectif, que j'ai accepté la commande du Théâtre Théo Argence de Saint-Priest: à la suite du travail des professionnels et des amateurs de La fabrique, qui explorent depuis le début de la saison le thème du bonheur, avec le projets "Bonheurs, clics et déclics". J'ai recueilli des textes, des définitions sur des post-it, des compte-rendus d'impros, je suis allée voir des scènes, des chansons, j'ai rencontré quelques uns des participants aux ateliers.

    Et maintenant j'écris. Quelque chose de nouveau. Qui n'est pas une réécriture de ce que j'ai vu, mais qui s'inspire d'une énergie, d'un ton. Qui fera le petit pas nécessaire à la création, le pas de côté de la commande qui me permette de faire que ce texte trouve sa place auprès des précédents, et participe de la même recherche, thématique et formelle.

    J'écris des fêtes1 (Des fêtes, me disais-je l'autre jour, après Perdre, défaites...), plusieurs formes courtes liées par cette situation de la fête, et peut-être, je le découvre ces jours-ci, par une intrigue sous-jacente, un lien secret. J'écris des choeurs, des groupes, des émotions contraires, des corps qui dansent.

    Ce sera terminé fin mars, et à découvrir sur scène à Théo Argence le 17 juin.

    A suivre.

     

     1: Ce ne sera pas le titre, qui reste à trouver...

     

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