• Maladie-Mouvement

     

    Dans les urgences du moment, il nous fallait, avec Mathieu, prendre des décisions concernant Maladie de la jeunesse. Quoi faire du "monstre" qu'est cette pièce à bien des égards, dans le temps imparti, et maintenant que le travail de l'été a eu le temps de faire son chemin dans nos esprits. Parce que les conditions de production d'un spectacle actuellement, en dehors des structures subventionnées, ne laisse pas beaucoup le choix de se creuser les méninges, pour ne pas sacrifier les envies artistiques à l'absence de budget. Et peut-être que ça nous oblige à aller à l'essentiel. Trouver ce qui fait la substance de Maladie, ce qui résonne en nous par-delà les générations, ce qui s'est déposé et imposé depuis les répétitions de juillet.

    Et, dans le temps excessivement court qu'il nous reste, où il nous faudra réunir toute une équipe, à plusieurs reprises, entre Lyon et Paris, au milieu des projets de chacun, il nous est apparu qu'il ne serait pas judicieux de montrer l'intégralité de ce texte, alors que nous n'avons pas eu le temps nous-mêmes d'en faire le tour. Mais plutôt nous intéresser aux forces vives qui ont traversé les répétitions. Pas vraiment un montage, mais plutôt, comme le suggère Mathieu, un mouvement, à l'image des mouvements qui poussent les personnages de la pièce les uns vers les autres, les uns contre les autres. Une étape de travail à l'épreuve de la représentation.

     

     

    Alors Carcasse

    [Répétitions de Maladie de la jeunesse, juillet 2010]

     

     

    Je me suis donc mise à réduire le texte, en me rendant compte aussi que le spectateur de 2010 n'avait sans doute pas besoin des mêmes développements explicatifs que celui de 1923, et avec la confiance faite au travail de cet été sur le texte intégral: je sais que certains éléments du jeu, des personnages et même de l'intrigue sont passés dans les corps, et font maintenant partie de la mémoire commune, cette étrange mémoire des répétitions qui fait que des éléments parviennent au spectateur, même entre les lignes.

    Mathieu fait le même travail de son côté, nous confronterons ensuite nos choix, nos priorités, nos préférences. Se pousser l'un l'autre vers des décisions radicales? (je crois que nous avons déjà quelques idées...)

     

    « Le théâtre liquide!, d'Adila BendimeradFlash-back (1) »
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