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    (c) Maison de la Poésie de Rennes.

     

    Voici bientôt un mois que j'ai posé mes valises de cahiers et de fichiers word à la Maison de la Poésie de Rennes, et que j'ai pu me laisser aller, comme je l'espérais, à une vraie plongée dans les chantiers en cours.

    Je n'avais jamais travaillé comme ça, mais, calendrier oblige, j'avance de front plusieurs textes à la fois, plusieurs écritures différentes. Paradoxalement (mais c'est sans doute grâce à la concentration et au calme dont je bénéficie ici), je n'ai pas une sensation d'éparpillement, mais plutôt l'impression que les terrains de recherche se nourrissent l'un l'autre, ou que je peux laisser "reposer" l'un tandis que je me replonge dans l'autre. Je partage ma semaine, me donne un, deux, trois jours de suite pour avancer tel texte de tant de pages, puis deux jours pour travailler à la structure d'un autre, une journée pour relire une première version de l'un puis cinq jours pour ne pas décrocher de l'autre. Je change le programme en fonction de l'énergie, mais réussis à être assez disciplinée.

    Avec au milieu de ces jours de "jachère", de rêverie, de lectures annexes. Quelques rencontres et ateliers aussi, organisés par la Maison de la Poésie. Quelques ballades aussi, mais relativement peu, par rapport au temps que je passe au bureau d'écriture, de lecture. J'ai conscience que ce temps est un luxe qui ne se reproduira pas de si peu.

    Je reprends des textes que pour certains je n'avais pas retouchés depuis plusieurs mois voir années, et, même si tout est loin d'être terminé ou résolu, quelque chose du moins semble s'être débloqué. J'arrive à tirer des lignes là où je butais plutôt contre des murs.

    Et je commence à tracer les grandes lignes des commandes en cours, dont je pourrai dire un mot quand elles seront plus "mûres".

     

    *

     

    Parmi les textes bien avancés, il y a Une île (co-écrit avec Samuel Gallet), création au mois de mai avec la Comédie de Béthune.

    Il y a Zone à étendre, texte autour d'une marche en forêt et de l'invention d'une insurrection, d'un "pas de côté" collectif. C'est le texte que j'avais commencé à écrire à la Chartreuse au mois de mars dernier, et dont certains extraits seront dans le spectacle Perdre, créé par la Cie MAP au CDN d'Angers en février prochain.

    Il y a enfin Ultramarins, un roman pour lequel il reste encore du chemin à parcourir (j'en ai sans doute écrit les 2/3, sans compter les relectures et réajustages car l'exercice est très nouveau pour moi.)

    Quelques extraits de ces textes à paraître sur le blog dans les jours qui viennent, en guise d'avant goût.

     

    *


    J'y reviendrai aussi, mais dans le cadre de ma Carte Blanche de fin de résidence ici à la Maison de la Poésie, Claire Diterzi m'a fait le grand plaisir d'accepter mon invitation, et de partager avec moi cette soirée que j'aimerais haute en couleur, entre littérature et chansons, forêts et mers. Ce sera le 17 novembre à 20h. Plus de détails à venir.

     

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