• En passant par la Hongrie

    [Le livre hongrois, traduction de Nous les vagues, vient de sortir aussi!]

     

    Dans l'avion pour Budapest je lisais Peter Pan, cela n'a rien à voir avec la suite mais je volais et ils volaient, et ce n'est peut-être pas sans lien avec des rêves que j'ai faits ensuite.

    A l'aéroport, j'ai découvert que le printemps m'avait suivi depuis Poitiers, et j'ai fait la connaissance de Zsofia Rideg, traductrice qui a fait de Nous les vagues le hongrois Mi, Hullamok!

    Avec un passager célèbre que j'étais très flattée de rencontrer, nous avons pris la route en direction de Debreçen, à 220 kilomètres de là, après un petit détour par Budapest, un bref aperçu des avenues, de l'architecture, de la place des grands hommes avec leurs grands chevaux, de contemporaine du pays, de sa langue musicale et douce, de ses policiers intraitables.

    Nous avons terminé le voyage dans la nuit tombée plus tôt qu'ici, le nez collé aux étoiles comme on traversait le pays.

    A Debreçen , le Deszka Festival s'ouvrait juste, avec un concert franco-hongrois de Christian Paccoud et une chanteuse hongroise. Rencontres et repas, et la tension du voyage qui petit à petit se relâche dans un verre de bière locale.

     

    En passant par la Hongrie (jour 1)

     

    En passant par la Hongrie (jour 1)

     

    [Théâtre de Debreçen, mars 2014]

     

    (A suivre...)

     

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    Ce n'est pas rien, ça: poser sur la table côte à côte Nous les vagues et Wir Wellen, cousins-livres presque du même format, prêts à être lus dans les deux langues.

    Avant ça, il y a ce moment au soleil pour se répartir, avec Leopold, traducteur et lecteur du texte, ce que nous lirons en français, en allemand. Une traversée à deux voix qui doit être compréhensible pour qui ne parle que l'une ou l'autre des deux langues, et en même temps un dialogue, l'apparition de deux personnages. Parfois, nous décidons de lire un paragraphe dans les deux langues à la fois, ou bien nous alternons, nous traçons un chemin tout neuf dans le texte.

    En cours de lecture, mes oreilles entendent de l'allemand mes yeux suivent en français, le mouvement est bien le même.

    Il y a longtemps que je n'ai pas lu ce texte en public, et je le retrouve comme un ami perdu de vue depuis longtemps, soulagée de m'y reconnaitre encore tout en étant partie ensuite vers des voies d'exploration très différentes. Et de lire à deux, et dans deux langues, c'est vivant tout d'un coup, ça avance à grands pas, ça prend sens, musicalement.

     

    *

     

    La veille, à l'institut français de Berlin, c'est plutôt un débat qui nous occupe, et une rencontre avec l'auteure Kathrin Rögla, dont les préoccupations rejoignent les miennes. Nous touchons du doigt la difficulté à parler d'une littérature qui a pour sujet le/la politique: il y a d'un côté, bien sûr, les révoltes citoyennes qui nous occupent, mais là où s'exerce notre travail, c'est dans leur transformation pour la scène, pour la voix, pour la littérature. Repasser par l'intuition, par le corps, par un travail de structure qui n'est pas pour autant un travail d'analyse politique, et qui suscite plus de questions qu'il n'en apporte.

    Je me rends compte en parlant que, si ce texte s'empare de situations de révolte, jusqu'à la violence d'un attentat (commis ou projeté), dans la certitude d'une pulsion ressentie presque physiquement, il est aussi symptomatique d'une génération à laquelle j'appartiens et qui avance avec plus de doutes que d'affirmations.

    Travailler, alors, à ce que cela change, si on veut pouvoir être les acteurs d'un "printemps européen" qui s'échine à mettre en place un peu plus de justice sociale, à avancer les pions d'une solidarité entre les citoyens et les peuples plutôt que laisser se répandre des vagues plus brunes.

     

     

     

    Les premiers pas berlinois de Wir Wellen

    (La Volksbühne de Berlin, son salon rouge, sa façade)

     

     

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    Wir Wellen: le livre

     

     

    Ce mois de mars voit donc la sortie chez l'éditeur allemand Matthes & Seitz, de Wir Wellen, traduction de mon livre Nous les vagues par Leopold von Verschuer. 

    A cette occasion, et pour une lecture et rencontre, je serai à Berlin la semaine prochaine, le mercredi 12 mars à 19h, à l'Institut français de Berlin.

    Tous les renseignements ici. 

    Et pour les germanophones, quelques lignes du texte allemand, en attendant de découvrir le livre:

     

    "- Einverstanden, lasst uns in Erscheinung treten, noch deutlicher, es muss sein, noch deutlicher als so, das da ist das Mindeste, das ist ja fast noch kein Erscheinen, das ist noch ziemlich schemenhaft, das ist fast gar nichts. Das liegt noch weit unter dem Nötigsten. Kaum ein Fleck ist das. Ein Salzkorn auf der Netzhaut, schon vergessen, wie kurz man braucht, es auszusprechen. Das ist fast nichts.

    - Schärfen wir als erstes die Konturen, ordnen wir den Gesamteindruck, den Eindruck vom Flugzeug aus, den Eindruck von Weitem, der ja doch ins Auge springen sollte. Die klaren Züge. Die genauen Züge. Und den einwandfreien Knochenbau. Die einzigartige und überwältigende Geste, und nie zögernd, die Geste, die vorausweist. Klären wir, wohin es geht und wie man sich bewegt. Klären wir, was es braucht, um in Form zu erscheinen, bei Kräften zu erscheinen, damit kein Zweifel aufkommt, denn das wäre unser Tod. Beim kleinsten Zweifel kippt alles, beim kleinsten Zweifel fällt das festliche Erscheinen aus."

     

     

    Wir Wellen: le livre

     

     

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    Wir Wellen

     

    [Wave 2, Hokusai]

     

    Wir Wellen: c'est le titre allemand de la traduction de Nous les vagues fraîchement achevée par Leopold von Verschuer, grâce au soutien de l'Atelier européen de traduction, et qui paraîtra en Allemagne aux éditions Matthes & Seitz en mars 2014. Faites passer l'information aux amis germanophones! 

    J'ai eu la chance déjà de pouvoir parcourir le texte allemand avant d'ultimes corrections, et d'y retrouver le rythme et la musique du texte français, mais aussi une force propre, nouvelle, qui saura parler je l'espère (j'étais loin de rêver si grand dans le temps de l'écriture) à d'autres jeunesses européennes, à d'autres acteurs peut-être, en quête de textes exhaltés pour se gonfler d'envies d'agir ensemble. Au théâtre, pour commencer.

     

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    Une vidéo trouvée ici, sur le site de la ville de Rennes

     

    Et une photo, (c) Maison de la poésie de Rennes

    Ce qu'ils signent , c'est un extrait de Nous les vagues!

     

     

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