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    Si vous n'avez pas trop mal au coeur, un début de travelling qui se change en plan d'ensemble de l'exposition, à main levée, à travers la houle. Quelques instants avant le vernissage.

     

     

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     Pour la quatrième fois en trois ans, j'atterris à Alger, je vais rendre visite aux voisins d'en face, je vais suivre les aventures de Nous les vagues (de plus en plus, donc, c'est moi qui cours après mes textes, il vaut mieux ça que l'inverse me direz-vous), je vais lire une nouvelle fois des extraits de ce texte, cette fois à l'invitation de l'Institut Français qui accueille jusqu'à la fin du mois l'exposition d'Arezki Larbi. Une seconde étape, après celle présentée début 2011 à la bibliothèque du 1er arrondissement de Lyon. Le déroulement des vagues s'adapte au nouvel espace, d'autres reliefs apparaissent, un nouveau travail aussi, sur la traduction en arabe. Arezki cherche un arabe algérien d'aujourd'hui, pas forcément littéraire. Il cherche les équivalence et l'ouverture des sens, comme avec le titre qui signifie aussi bien "nous les vagues" que "paix, les vagues" et "ici et maintenant les vagues" dans la traduction qu'il en a faite. 

     

     Hn'a l'moujat Etape 2

     

    Hn'a l'moujat Etape 2

     

    Hn'a l'moujat Etape 2

     

    Une deuxième étape qui ouvre sur une série possible, peut-être, en investissant encore d'autres lieux, d'autres espaces d'exposition, d'autres spectateurs, visiteurs, flanneurs, lecteurs? Pour que continuent de déferler les vagues des deux côtés de la Méditerranée?

     

    Pas d'images pour l'instant de la soirée du vernissage elle-même, mais beaucoup de monde malgré l'orage qui accompagnait ma lecture et mes envolées dans le micro (je me suis bien amusée, et puis l'avantage d'être l'auteur, c'est que personne ne nous en veut d'en faire des tonnes). D'émouvants retours, on me redit comme la troisième partie, celle de l'attente, du repli (un monsieur dit "la lâcheté") est algérienne, je crois qu'elle est de partout, cette sensation de ne pas savoir quoi faire et de refluer vers les petits gestes quotidiens et d'attendre "le bon moment". Un vieux monsieur me dit, après avoir traversé très lentement l'espace pour venir à ma rencontre, qu'il a rajeuni. Un autre spectateur m'offre une poignée de coquillages ramassés dans son village pas loin d'ici. Ramenés intacts à Lyon, la photo en témoigne. Tout comme les yeux brillants et le sourire de très jeunes gens, et la malice de l'Amie retrouvée.

     

    Hn'a l'moujat Etape 2 

     

     

     

     

     

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    Nous les vagues connaîtra plusieurs échos au cours de ce mois de mars, deux lectures et surtout sa toute première création théâtrale au théâtre de la Tête Noire de Saran.

     

    - Le 8 mars, je lirai Nous les vagues dans le cadre du vernissage de l'exposition H'na l'moujat d'Arezki Larbi au CCF d'Alger.

     

    Vagues de mars

     

     

    - Le 11 mars, la comédienne Sophie Delarue lit le texte accompagnée d'une batterie, à 18h30 au Théâtre du Pavé à Toulouse.

     

    Vagues de mars

     

     

    - Du 13 au 17 mars, c'est donc la première série de représentations à Saran, j'espère qu'il y aura de nombreuses suites au spectacle! Toutes les infos sur le site du théâtre de la Tête Noire.

     

    Vagues de mars

     

    Et bien sûr le livre est toujours disponible dans les bonnes librairies, au rayon théâtre et aux éditions Quartett.

     

    Vagues de mars

     

     

    Alors?

    C'est toujours le printemps?

     

     

     

     

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    Mon vieil ami, le Hasard du Calendrier, a encore bien oeuvré cette semaine, et m'a fait de beaux cadeaux, en inscrivant mes vadrouilles dans mon parcours d'auteure cette fois, et si cette place est souvent sujet de questionnements (quelle place sociale, quel statut choisir?), elle est aussi formidablement gratifiante quand les textes rencontrent des équipes et produisent de la belle énergie.

     

    Dimanche, d'abord, à Saran, pour la première fois je rencontre une partie de l'équipe de création de Nous les vagues. Avant les répétitions de février et la création de mars 2012, quelques jours de travail, de dialogue, de premières expériences. Une plongée dans un "nous" tout nouveau, que je rejoins pour la journée. Tenter de parler du projet, des origines, de la façon dont l'écriture elle-même (le rythme, le corps, la respiration) a amené des éléments de la structure et du sens. Se souvenir des différentes strates déposées  et découvrir celles qui continuent à arriver, parce que le monde chaque jour résonne un peu différement, et semble-t-il, de plus en plus fort avec ces appels au "nous" qui s'indigne et se soulève. Entendre pour chacun là où le texte emporte, ou bien résiste, heurte, interroge. Les comédiens (Cantor Bourdeaux, Océane Desroses, Dominique Journet Ramel et François Rozier), le metteur en scène (Patrice Douchet), obligés maintenant de se situer chacun, de trouver l'endroit d'empathie et de distance par rapport à mon texte aux distances lui-même variable (plongée dans la révolte et sourire désabusé sur soi-même...). Et puis la scénographie, le son, la lumière, toutes les questions des choix dramaturgiques que d'habitude je-nous posons aux textes des autres, maintenant appliquées à mes vagues de mots bricolés. Je me sens très privilégiée d'assister à une première réunion technique, puis aux premières lectures des comédiens. Et le "nous" de l'équipe touche juste, construit la prolongation de l'univers du texte, l'ouvre et l'étend. Je ne vous liverai pas ici les pistes qui se dessinent, tout est encore en train de naître, d'apparaître, et il faudra venir voir, entendre ces vagues chorales qui déjà circulaient très harmonieusement. Toujours si agréablement suprise, que la partition opère quand le texte est mis en bouche, moi qui ne suis pas musicienne. Que les images suscitent tant d'images, moi qui ne sais pas dessiner et qui écris sans voir

     

    Lundi ensuite, à Paris, autour d'une table, la même table à laquelle nous étions déjà il y a quelques mois, toutes les quatre, lorsque Johanna Silberstein, Aurore Déon et Caroline Maydat me parlaient de leur projet de théâtre en appartement, des parcours de vie de leurs grands-mères respectives, et que nous commencions ensemble à découvrir les codes des "réunions Tupperware". Cette fois, c'est Prodiges® que nous lisons, pour la toute première fois. Ma fébrilité est encore plus grande, le texte est à peine terminé, crayon à la main je guette encore ce qui à l'oreille me semble bancal, je traque les obscurités, les incohérences que j'aurais laissées là dans mon travail de réajustage. Nous essayons plusieurs distributions, nous éprouvons les choix qu'il faudra faire, les non-réponses que j'ai volontairement disséminées çà et là pour que chacun puisse construire à sa façon l'histoire sous-jacente. Et ici aussi, se positionner dans chaque tableau, sur la distance à prendre. Le texte n'est pas de la même pâte que Nous les vagues, moins lyrique, plus directement ironique aussi, il faudra déterminer à quel moment les personnages sont en jugement ou non sur ce qu'elles racontent. Il faudra trouver le juste rapport au spectateur. Mais l'amusement, déjà, est là, le ludique et les ruptures que j'affectionne. La prochaine étape, en janvier à Brioux sur Boutonne: première semaine de résidence et de mise à l'épreuve du texte par Matthieu Roy. Rendez-vous en 2012?




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     Je ne résiste pas plus longtemps à l'annonce officielle de la création de Nous les vagues la saison prochaine au Théâtre de la Tête Noire de Saran (près d'Orléans). C'est en mars, et c'est dans une mise en scène de Patrice Douchet, qui a découvert le texte via son comité de lecture (qui avait aussi retenu Alors Carcasse dans sa sélection 2010).

    Heureuse que ce texte rencontre lecteurs et metteurs en scène, et, surtout, comme l'écrit Patrice Douchet, qu'il "donne du courage". Nous allons en avoir besoin pour ébranler le monde.

    Et voici le lien vers le site du Théâtre de la Tête Noire.

     

     

     

     

     

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