• Parution de la revue Espace(s) 9 / La différence

     

    Très belle surprise de recevoir la revue Espace(s), éditée par le Centre national d'études spatiales (CNES), sur le thème de la différence.

    J'y ai participé avec un texte intitulé La Curiosité, qui se trouve en très belle compagnie, avec des textes de Claro, Jérôme Lafargue, Magali Mougel, Christian Garcin, Claudine Galea, Christine Lapostolle, Albane Gellé, Mathieu Larnaudie, Jakuta Alikavazovic, Bernard Chambaz, Eric Codier, Vincent Ravalec, Jacques Sivan, Eduardo Kac, Eric Pessan, Fanny Blondel, Raphaël Dallaporta, Marie Van Moere, Emmanuelle Pagano, Anne Kawala, Fred Griot, Raphaële Bidault-Waddigton, Hortense Gauthier, Baptiste Ochlafen, Laurent Laurent. 

    C'est un très bel objet, disponible très prochainement en librairies, ou en commande sur le site: www.cnesobservatoire-leseditions.fr

     

    Parution de la revue Espace(s) 9 / La différence

     

     

    Quelques lignes de La Curiosité en attendant, pour les curieux...

     

     

    "Il faudrait que ça n’en finisse pas de réussir. Sur des kilomètres il faudrait que ça n’en finisse pas la précision, la délicatesse, et la confirmation de chacun des calculs. Une ligne tracée sans trembler dans un ciel inconnu, ce qu’ils voudraient c’est que ce soit, éternellement, la première fois.

     

    Là où ils sont, il faudrait fixer l’image dans son cadre de salle de contrôle vitrée, l’étirer un peu, en profondeur. Quelques mètres cubes de réalité à extraire, à conserver, à analyser, plus tard : les expressions, dans l’instant de la suspension, ont quelque chose d’une jeunesse qui retombera dans quelques heures, pour le moment c’est un petit sursaut, un retour en arrière à l’époque des premiers enthousiasmes, de la naissance des vocations.

     

    Atteindre, il faudrait que ça ne s’arrête jamais, après des siècles de quête c’est enfin le point de contact, alors : qu’il demeure. On en a écrit, des livres, petits humains à chercher toujours plus grand qu’eux. Ceux-là, à l’heure qu’il est, ils pensent avoir trouvé.

     

    Il faudrait encore que ça n’en finisse pas de s’extasier, de se brouiller les traits du visage à se gonfler de joie, il faudrait que ça n’en finisse pas de ne plus se contenir, de ne plus penser à l’allure qu’on a, à l’impression qu’on voudrait donner, au sérieux qu’on attend de ceux-là, qui ont pour fonction de chercher, de penser, de bâtir.

     

    Il faudrait que ça n’en finisse pas l’électricité dans l’air, les sensations décuplées, le cœur cavalant, le ricanement prompt, les joues cramoisies. Bouffies les joues, bouffis les yeux, dans le rire et les sueurs mélangés : des masques nouveaux, une nouvelle façon de porter sur soi la chair. (...)"

     

     

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