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    En cadeau, ramené de la belle soirée à Teyran vendredi, la traduction de "petit oiseau de révolution" en LSF!...

    (merci Norbert).

     

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    Petit oiseau est dans la rue, c'est bientôt le printemps. 

    Pas encore tout à fait prêt pour la révolution.

    [Alger mars 2012]

     

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    Je suis la première à aimer ça, consulter ma boîte mail toutes les dix secondes, branchée en flux tendu sur chacun des réseaux sociaux, tout savoir, tout partager, jouer, bien sûr, à brouiller les pistes, mettre en scène le cours des choses, recadrer la belle image autour de la vie professionnelle seulement, parfois ne pas dire le travail de fond, ne pas partager les belles choses lorsqu'elles sont trop fragiles, jeter en pâture l'émotion du moment sur une lecture, un paysage, une rencontre, chercher, provoquer des échos, et depuis peu branchée par le téléphone même, dans le train, dans mon lit, dans la rue vérifier le contact.

    Peur, sans doute, de perdre trace, de perdre de vue, de la même façon qu'enfant il fallait que j'écrive des lettres à chaque personne rencontrée, à chaque personne importante, témoigner de l'attachement, dire on s'est connus, je te connais, je veux en permanence savoir que tu vas bien, savoir que tu ne meurs pas.

    J'envoie donc message sur message, article sur article, je cligne virtuellement de l'oeil je souris-lol, je tapote du doigt-poke, j'attends les réactions-like quand la porte est entrouverte, je guette la découverte, ou je balaye seulement des yeux, mécaniquement, machinalement, geste-fatigue.

    Et puis, ce que je fais, il faut bien pouvoir le partager, les spectacles, les livres, les recherches, aucun sens si je reste seule à soupeser, proposer. Mais souvent, j'ai la désagréable impression d'être l'enfant fière de son invention, à solliciter, agacer, demander à être vue, "validée", petite voix: regarde, regarde, regarde moi... 

    Inventer quelque chose, donc, qui ne s'apparente pas à du spam ni à une auto-promotion dont je peinerais à trouver le sens et la légitimité. Je vous propose donc de vous inscrire si vous le souhaitez à la news-letter, ci-contre à gauche, pour recevoir de temps en temps des nouvelles de ce blog, et des actualités théâtrales littéraires de mes projets ou de ceux que je suis de près. Les autres pourront rester libres de ne pas savoir absolument tout du moindre de mes mouvements, et je me sentirai plus à l'aise de ne pas être à tout prix une communiquante. D'autres font ça beaucoup mieux que moi.

    Il reste la vraie vie, aussi, pour se poser des bises sur les joues, se passer des mains dans le dos et s'attraper des yeux, s'inventer des rencontres.

     

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    Voilà 2012. Me remettant lentement du dos douloureux de fin 2011, je cherche la position à adopter face à cette année qui commence, ses promesses incroyables et les luttes dures, je crois, qui s'annoncent. Un mélange dont il faudra que nous fassions le terreau de la création et de la réflexion, des échanges et des rencontres. Promettons-nous de ne pas céder aux chantages électoraux, de ne pas céder à la facilité, promettons-nous l'intransigeance. Politiquement, artistiquement aussi.

    Il faudra être en forme. Il faudra parer les coups, se faire entendre. Quel innommable pour nous mobiliser? (je me dis à chaque nouvelle annonce plus extrême, ouvertement fascisante de notre gouvernement, qu'il y a quelques années nous aurions été dans la rue pour moins que ça. Mais aujourd'hui que sommes-nous en train d'accepter, de laisser faire? Ne s'agit-il vraiment que d'attendre le mois de mai? Et y chanterons-nous vraiment le temps des cerises?)

    Il faudra être solidaires, se serrer les coudes, resserrer les mailles du filet pour que cesse d'y circuler les tentations de l'immonde, la violence, la méfiance, la paranoïa sécuritaire. Il faudra passer à l'offensive.

    Et puis toujours l'autre tentation, me retirer du monde, m'enfermer à double tour pour penser, pour écrire, pour mettre en forme les courants qui me traversent, mettre à distance par la forme écrite ce qui me soulève et ce qui m'écrase. Mais je ne ferai pas pour autant le dos rond. Mais je ne ferai pas pour autant le silence. Il me faudra de ces temps-là pour enfin plonger dans le projet Perdre. Je commencerai dans une cellule à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon le 16 janvier. Je crois que si je retarde depuis plusieurs années l'écriture de ce projet (outre la bonne excuse de ne pas avoir le temps), c'est que je sais qu'il sera un grand ébranlement. 

    Dès cette semaine, je continuerai aussi ma vie de train, la palpitante, pas deux semaines de suite au même endroit, ou presque. La vie de valise, de gymnastique intellectuelle entre les projets, les équipes, les spectacles, les régions, les lits, les hôtels, les bureaux. Pour cela aussi il me faudra de la force, laisser toutes la place à ces rencontres nécessaires, me laisser déplacer, solliciter, donner de ce que je sais faire tout en apprenant des autres. Ne pas me perdre en route. Savoir dire non, parfois. Savoir arrêter la machine.

    Je serai à Paris au CNT, à la Colline, auprès de la compagnie Sambre. Je serai à Brioux-sur-Boutonne pour les premier laboratoire autour de Prodiges®. Je serai à la Chartreuse de Villeneuve pour peaufiner Prodiges® et commencer Perdre. Je serai à Chambéry pour continuer mes ateliers d'écriture avec 7 nouvelles classes. Je serai à Alger pour une lecture de Nous les vagues au CCF, et le vernissage de l'exposition d'Arezki Larbi. Je serai à Saint-Etienne pour un atelier et l'exposition autour des trente ans de Cheyne. Je serai à Saran pour la création de Nous les vagues. Je serai à Montpellier pour une soirée en langue des signes consacrée à Alors Carcasse. Je serai à Lille aurpès de la compagnie Tourneboulé. Je serai à Thouars pour une rencontre avec des lecteurs. Je serai à Dax pour une nouvelle lecture d'Alors Carcasse par Denis Lavant. Et bien sûr je serai à Montélier, près de Valence, pour la création du Bal d'Emma avec la compagnie des Hommes approximatifs. Et parfois je serai à Lyon, où je vis, où vivent des personnes que j'aime. Voilà pour la première partie de 2012.

    Et je serai autant que possible derrière mon écran, et j'aurai autant que possible besoin de nos échanges.

    Bonne année!

     

     

     

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    livres

     

    Quelques lectures en cours. D'autres suggestions?

     

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