• Présentation de Maladie de la Jeunesse, à trois jours de la première...

     

     

    Ferdinand Bruckner écrit cette pièce sur le vif, au début des années 20. Il a l’âge de ses personnages, il connaît comme eux la vie d’une université, en Autriche ou en Allemagne, lorsque l’absurdité frappe un pays tout entier, dans une époque où « même les médecins sont superflus » tant le mal social est grave. 

    Alors qu’elle s’apprête à fêter son diplôme en médecine, Marie voit toutes ses certitudes s’évanouir et d’autres horizons apparaître. Sous la forme d’un ballet des entrées et des sorties dans l’espace intime de sa chambre, de ses amis les plus proches aux camarades d’université, de la bonne de la pension à sa rivale amoureuse, son univers se recompose. A l’heure d’entrer dans la vie active, le visage l’âge adulte se redessine, entre compromission et abandon des idéaux, des rêves, et pourtant volonté de vivre, de tenir tête, même âprement, au monde.

    Dans cette première pièce, Bruckner diagnostique la maladie d’une jeunesse coupée de ses projets et de son avenir, mais il saisit aussi les élans vitaux qui poussent les personnages les uns vers les autres, les pulsions et les désirs qui les lient et les délient. Dans le chaos généralisé que l’on devine au-delà des murs de la pension, certains tirent leur épingle du jeu et accélèrent les destins. A chaque époque ses personnages plus habiles que les autres à se maintenir à la surface et à imposer leur philosophie. A chaque jeunesse ses expériences, son jeu avec les limites.

    Se confronter à Maladie de la jeunesse, pour un groupe de jeunes comédiens, vivant presque un siècle plus tard que leurs personnages, c’est, paradoxalement, un questionnement permanent sur leurs idéaux, leur envie de dire quelque chose du monde sans pour autant baisser les bras, insuffler l’énergie de faire, et attirer l’attention sur les épisodes de l’histoire qui tendent à se répéter.

    Cette maladie de la jeunesse, si elle est une perte certaine des repères moraux, personnels, sociaux, n’est nullement, pour autant, un abandon : elle est plutôt un questionnement tendu aux générations futures, et peut-être même, directement, à notre époque.

     

    lyon

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Mariette Profil de Mariette
    Mercredi 16 Février 2011 à 20:27

    Réservez vite, la jauge est petite, et certaines dates sont déjà pleines! Théâtre de l'Elysée, Lyon 7ème, 04 78 58 88 25

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