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    Je ne donne plus beaucoup de nouvelles par ici, par excès de densité, plutôt que par manque de choses à dire. Il y a beaucoup de travail - écriture, lecture, accompagnement dramaturgique - dont le récit par le menu n'aurait pas sa place ici.

    Et puis il y a les textes qui vivent leur vie loin de moi. En ce début 2018, deux mises en scène de Prodiges® ont vu le jour.

     

    Double Prodiges®

    La première, du côté de Grenoble dans une mise en scène de Muriel Roux, Compagnie Vous ici, et avec Anne-Sophie Galinier, Sarah Roux-Barrau et Muriel Roux. C'était à l'Anecdote d'Autrans début mars.

     

    La seconde, à la Cave-Poésie de Toulouse la semaine dernière, dans une mise en scène de Jean-Jacques Mateu (Compagnie Petit Bois), avec Anne Bourgès, Bilbo et Amélie Gasparotto.

    Double Prodiges®

     

    Un hasard de calendrier que les deux nouvelles vies de cette pièce, après la création par Matthieu Roy en 2012 et sa centaine de représentations dépassée depuis. 

    Et une grande chance pour moi, et pour mon texte. Parce qu'il est rare que plusieurs mises en scène d'un texte contemporain vivent simultanément - alors même que ça ne pose aucun problème pour les classiques. On a peur que les spectacles se fassent de l'ombre l'un à l'autre, on a peur de ne pas être l'unique découvreur d'un texte, on s'en pense le co-auteur dans certains cas, on souffre d'une mise en concurrence implicite alors même que, s'il y a bien un endroit où on ne devrait pas se poser la question, c'est bien dans la création (sauf que si c'était le cas ça se saurait)...

    Mais dans les faits, je crois, les différentes mises en scène (à condition, bien sûr, qu'elles ne soient pas exactement dans le même réseau de diffusion et sur la même période) peuvent au contraire s'aider l'une l'autre, créer ensemble un mouvement pour qu'une écriture passe plus souvent, plus systématiquement au plateau, que ce ne soit plus une bizarrerie que tous ces nouveaux titres, que ces noms d'auteurs d'aujourd'hui dans les programmes de théâtre.

    C'est dans la multiplication des mises en scène, dans l'intervalle entre leurs différences et les lectures qui en sont faites qu'un texte peut avoir une chance de devenir vraiment vivant. Je crois bien.

    PS: Et pour rappel, pour ceux qui seraient intrigués par cette pièce, Prodiges® est publiée aux éditions Quartett.

     

     

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  • Ce n'est pas parce que je n'en parle pas à chaque fois que la joyeuse équipe de Prodiges® ne poursuit pas sa route!

    Cette saison, elles sont à Sevran, elles étaient aux scènes du Jura cette semaine, et reviendront à Thouars, lieu de la toute première création il y a trois ans déjà. Pour fêter ce retour aux sources, le théâtre de Thouars nous a concocté une superbe affiche à l'effigie des trois personnages, ces petits prodiges du storytelling et de la vente à domicile!

    Je ne résiste donc pas au plaisir de la partager, et de vous rediriger ici vers toutes les dates à venir pour ce spectacle.

     

    Prodiges® perpétuelles

     

    Prodiges® perpétuelles

     

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  • De nouveaux Prodiges® à Avignon

     

    La très jeune compagnie Ninidor, avec les comédiennes Fiona Lévy, Lélia Nevert et Adèle Viéville créent leur version de Prodiges® dans le off d'Avignon, tous les jours jusqu'au 26 juillet, au Théâtre Tremplin (rue Cornue).

    Réservations au 04 90 85 05 00 ou compagnieninidor@gmail.com

     

    De nouveaux Prodiges® à Avignon

     

    De nouveaux Prodiges® à Avignon

     

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    Bon il y a des semaines comme ça dont on se souviendra, parce qu'on se retrouve, parce que tout a grandi en force et en émotion, parce que tout prend sens. Cette semaine c'était dans le Nord et ce n'est pas tout à fait un hasard si tout là-bas vibre. Du côté de Lille, jusqu'à samedi encore Prodiges® et sa belle équipe sillonnent les lieux hors-les-murs avec le Théâtre du Nord pour aller à la rencontre des gens, des histoires de chacun.

    Moi c'est dans un café bien particulier de Tourcoing que j'ai revu le spectacle pour la première fois depuis près de deux ans. Oui, Tourcoing, où la municipalité décide de supprimer le financement d'une des salles du Théâtre du Nord pour, sans doute, aller vers des choses plus "populaires".

    On est dans un café pour les minots du coin, sans alcool et à forte sollicitation culturelle (livres et spectacles y jouxtent le babyfoot et les distributeurs de bonbons): le café de la Paix situé rue de la Fin de la Guerre accueille le spectacle le temps d'une soirée.

    Et je retrouve Matthieu Roy, et puis l'énergie et la joie des trois belles actrices pour qui j'ai écrit le texte: Aurore Déon, Caroline Maydat et Johanna Silberstein, et découvre des nouveautés dans la mise en scène, des images de l'histoire des comédiennes, ce qui m'émeut beaucoup parce que c'est à partir d'elles que j'ai écrit.

    Et puis rencontre le public d'ici, les histoires qui à la fin se livrent. Un cadeau unique à chaque fois.

     

     

     

     

     

     

     

     

    (17 février 2015. Photos prises derrière le bar et les bouteilles de limonades. Ici il y eut de la joie.)

     

     

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    Face to face, by K. Mendelsohn

     

    [Skype

    ©Maximidia Seminars, Agence de communication Maximidia, Brésil

    Lien vers mes sources ici]

     

    En amont des représentations de Prodiges®, la traductrice Katherine Mendelsohn écrivait quelques mots sur son expérience de traduction...

    L'original ici!

     

    Face to Face

    July 19, 2013

    Katherine Mendelsohn on translating Prodiges® to How to be a Modern Marvel®

     

    I have never met Mariette Navarro. I’m translating her recent playProdiges® from French into English. How to be a Modern Marvel® (as its title eventually turns out), will be playing at the Institut Francais d’Ecosse as part of the Edinburgh Fringe Festival this summer. After touring the original production across France, the wonderful French cast and director have chosen to bring it here and perform in English.

    So the company has asked me to turn this play from its emerging, pacy French original into an equally layered & pacy English, and to realise it into a different language, without losing the original’s bittersweet spark.

    To do that, Mariette and I want to talk. Be in the same room.

    But when Mariette’s at home, she’s in Lyon. While I’m here in Edinburgh. This year she’s been on her own artistic ‘tour de France’ making a variety of projects with theatres, festivals, academies, and radio. If I’d wanted to, I could’ve completed the UK translation of her play here, alone – using my French language skills, and trusting my professional sense of theatrical rhythm, fun and possibilities. It’s what many stage translators have to do. Maybe with international phone conversations or emails to the author, if they’re alive. But forget even that if your writer’s a long-gone Ibsen, Chekhov or Moliere. No corresponding with those folk. They tend to be pretty quiet in response to calls and goodness knows who you’d get if you emailed henrik.ibsen@gmail.no .

    But if your writer’s alive, you want to talk. ‘Face to face’. And though we’ve never met, that’s exactly what we’ve done.

    The internet is praised and heralded – and derided and blamed. We’ve seen its seminal role in recent twenty-first century revolutions. Invaluable and cataclysmic. A pulsating life-force of connections… and of anonymity and masks.

    It’s transforming our sharing and communication. Fast.

    For artists, too. Connections across borders. If meeting up in the same place is impossible, for whatever political or practical reasons, we can manage it now …

    Computer video-calls (Skype or Facetime to name a couple) allow a writer and their translator to sit down together in a new kind of ‘room’. Not coldly. With warmth, passion and personality. You even know what each other drinks first thing in the morning “Oh, I’ve got to have a coffee, too. How’s yours?”

    Our video-calls can be plentiful and cost nothing: £0=€0 is a decent exchange rate. Playwrights are rarely wealthy. Nor translators. This is a liberation.

    Being able to see each other allows both of us a world of communication between the words. As well as the words themselves.

    More than in words. I can see the playwright’s expression momentarily light up (or cloud) as I speak a thought. And she can see mine as she explains how a particular line (that never made perfect sense in the original language) came about because of a particular moment or individual along the way. Now it must be made to feel part of the whole play’s breath in its next language.

    A detailed ‘mot-a-mot’ through the play over the days – a joyous examination of choices and possibilities. Hearing lines spoken. And the fun of discovering idioms in each other’s language – not clunky ‘literal’ translations of meaning-only, but images that the other country uses without thinking twice. Sacre bleu, that’s the dog’s bollocks, eh?

    Sometimes exactly the same, sometimes brilliant new images to one or other of us.

    We can laugh together, find joy in rhythms and sounds and words in both languages, and plumb the bittersweetness of How to be a Modern Marvel®’s world. It’s silly until suddenly you’re leaning over a terrifying abyss… as one of the French critics said of Mariette’s original, “this play gives me vertigo”.

    > The Cie du Veilleur performs  How to be a Modern Marvel® at the Institut français from 2 to 26 August. More information here 

     

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