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    A quelques jours de la première, je retrouve l'équipe de Qui a peur du loup?, à Ruffec, puis à Angoulême la semaine prochaine.

    Je découvre le travail de vidéo, pour traiter, notamment, les visites imaginaires de Dimitri à ses deux parents. Images envoûtantes et fantômatiques, irruption du cinéma dans le théâtre, film intérieur du petit garçon, qui se raconte la guerre de son père et le travail de sa mère en France. Entre rêve et cauchemar.

     

    Qui a peur du loup?

     

    Qui a peur du loup?

     

    Qui a peur du loup?

     

    Qui a peur du loup?

     

     

     

     

     

     

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    Nous avons donc fini cette session de répétitions sur Qui a peur du Loup? Reste du temps de travail en octobre (résidence de la compagnie à Saintes, avec présentation du travail le 4 novembre), puis en mars juste avant la création, au festival La tête dans les nuages à Angoulême.

    De quoi creuser encore les pistes que nous avons entrevues ces jours-ci, laisser se déposer les choses en chacun, mais aussi réfléchir aux aspects qui restent encore en suspens, et qu'il nous faudra vérifier: utilisation de la vidéo, de l'espace à certains moments, résolution de la fin de la pièce (nous avons une idée mais je ne vous en dis pas plus pour le moment, c'est encore frais et surtout, à tester...)

    Je ne serai pas à Saintes puisque je m'occuperai sur la même période d'un autre loup (ou d'une autre peur) à Bordeaux, en travaillant sur la reprise de Qui a peur de Virginia Woolf?, d'Albee, dans la mise en scène de D. Pitoiset. Mais je demanderai à l'équipe de me raconter régulièrement l'avancée du travail... 

    Je voudrais finir le récit de cette session, en disant en tous cas que nous avons pu vérifier une première partie du travail en montrant les six premières scènes à une classe de CE2.

    Non seulement ils ont tout compris dans les moindres détails, tout entendu et retenu des phrases entières, mais en plus ils nous ont apporté quelques réflexions et suggestions amusantes. On a eu la démonstration par A + B que les loups ne sortaient que la nuit parce que le jour c'est eux qui étaient poursuivis par les chasseurs, ce qui est assez proche de la réalité et surtout de l'actualité.

    Ils ont aussi beaucoup rêvé sur le personnage de Livia qui travaille la nuit. Visiblement, le monde de l'usine ne leur est pas familier, mais ils nous expliqué qu'elle pouvait être infirmière, pompier... ou travailler en boîte de nuit, ce qui n'est pas très loin de notre vision des choses!...

    Enfin, ils nous ont fait quelques suggestions sur la suite de l'histoire, deviné que Flora allait maquiller Dimitri et suggéré qu'ils aillent ensemble à la recherche de la maman du petit garçon...

    J'ai promis d'en parler à Christophe Pellet!

     

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    Premiers essais de projections vidéo sur la chambre de Dimitri, pour raconter ses "rêves", ses "voyages", une atmosphère qui le transporterait et l'envelopperait...

    La vidéo, pour l'instant, est projetée sur trois faces du cube de sa chambre, et donne une impression de profondeur et de mouvement, ce qui, évidemment, n'est pas du tout visible sur ma photo. Et puis ce ne seront pas ces images-là. Mais il faut bien qu'il reste un peu de suspense, non?

     

     

    photo vidéo

     

     

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    Après avoir dessiné les silhouettes des personnages, ce sont leurs parcours qui commencent à prendre forme d'une répétition à l'autre. Chacun d'eux suit une ligne propre, une vision du monde qui ne rencontre pas nécessairement celle des deux autres. Si les rapprochements existent, les trois protagonistes se côtoient souvent. Nous travaillons à trois parcours distincts qui se télescopent. Chacun a sa propre histoire à raconter, entre réalité,  rêve et conte.

    S'établit ainsi une géographie des humeurs et des affects, bien souvent à fleur de peau chez les enfants comme chez les adultes. Le monde pèse. Comme si les enfants avaient grandi trop vite dans ce pays marqué par la guerre, et les adultes renoncé à leur rôle.
    Livia, qui vient chaque jour s'occuper de Dimitri, ne prend aucune pincette avec lui. Elle parle de ses parents comme si elle avait été elle aussi abandonnée par eux. Elle a ses soucis propres, sa vie en dehors de chez le garçon, elle passe en coup de vent. Dimitri non plus ne prend pas de gants pour s'adresser à elle, il y a tour à tour des crises et des tendresses comme dans les relations les plus intimes et les plus familières. On ne peut douter qu'il y a de l'amour entre ces deux-là, mais leurs relations sont frontales, brutales mêmes, tantôt maladroites, tantôt désarmées.
     
     

    Lectures

    [Claire Aveline dans le rôle de Livia]

     

     

    Entre Flora et Dimitri, la relation s'établit de façon plus progressive. On a l'impression, sur le plateau, et en l'état actuel des répétitions, de deux personnages qui jouent au chat et à la souris, se courent après, se suivent à distance, se testent, s'apprivoisent sans complaisance.
    Ce qui m'intéresse particulièrement dans cette "géographie des humeurs" qui se met en place et évolue encore pour le moment de répétition en répétition, c'est qu'elle me semble rencontrer une dimension importante de l'écriture de Christophe Pellet: cette impression de relations humaines mouvantes, changeantes, pouvant basculer à n'importe quel moment. Les personnages sont fragiles, à fleur de peau, un rien peut les emporter dans le rire comme dans les larmes.
     
     

    Lectures

    [Romain Chailloux dans le rôle de Dimitri et Carole Dalloul dans celui de Flora]

     

    Et les adultes ne sont pas plus solides que les enfants, que ce soit dans Le Garçon Girafe, où Nils Dulac est élevé par deux femmes qui l'entraînent dans leur problématiques d'adultes tandis qu'il retrouve son père à sa sortie de prison, dans En délicatesse où Sandor Morestin est abandonné par sa mère et élevé par son père, et quand sa mère revient, c'est pour partir avec l'amie de son fils, Lucie qu'elle rencontre dans un jardin public.
    Dans S'opposer à l'orage au contraire, Mathieu est un enfant tellement étouffé par sa mère qu'il ne peut pas grandir. Les adultes sont donc souvent absents ou carrément nuisibles, et les jeunes gens condamnés à se lancer dans la vie sans repères, ou à se laisser mourir.
    Même si Qui a peur du loup? est une pièce qui s'adresse au jeune public, qui n'est jamais dénuée d'humour et de vivacité, et où les personnages suivent de vrais objectifs pleins de vitalité (traverser la forêt, changer le monde), les fantômes du théâtre pour adultes de Christophe Pellet ne sont jamais loin, il me semble, ils les observent de loin, avec tendresse.
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    Quelques vignettes de la scène de la transformation de Dimitri, telle que nous l'avons travaillée pour le moment, sans la vidéo qui prendra le relais et ajoutera de la magie à l'étrangeté inquiétante déjà produite par la lumière...

     

     

     

     

     

    vignette

     

     

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