• Bruits Blancs 2017

     

    C'est cette semaine que commence le fameux, l'incontournable festival Bruits Blancs à Arcueil, qui mêle musique, formes audiovisuelles, performances et littérature, sous la forme de concerts, de spectacles, de tentatives et de croisements inattendus entre les disciplines et entre les personnes. C'est à ces rencontres impromptues entre auteurs et musiciens que je participerai samedi 25 novembre, à partir de 16h, à Anis Gras. Je me lancerai dans le remix endiablé d'un texte en cours. Mais je vous recommande vivement de consulter tout le programme. Les festivités commencent mercredi.

    Un petit teaser pour présenter tout ce beau monde:

     

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  • Rencontres à Pernand-Vergelesse

     

    Entre deux journées d'écriture béthunoises, j'ai eu la grande joie d'aller me promener jusqu'aux beaux vignobles de la Côte d'Or, et à la Maison Jacques Copeau, pour aller parler mécanique et construction d'histoires et de textes.

    Joie, de côtoyer les collègues et amis auteurs, de dialoguer avec Olivier Neveux, de pouvoir rentrer dans la précision de la fabrique, d'autant que j'ai, en ce moment-même, les mains en plein dans le cambouis.

    Ces espaces sont rares, précieux.

    Face à nous, des étudiants d'écoles supérieures de théâtre. Même si j'ai conscience que les tambouilles d'auteurs ne sont  peut-être pas leur préoccupation première de jeunes acteurs, je pense que ça a beaucoup à voir avec l'apprentissage du métier de comédien, et j'espère que ça aura au moins semé quelques graines de curiosité au milieu des collines rousses.

     

     

    Rencontres à Pernand-Vergelesse

    (c) Dominique Lecoyer.

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  • Echaffaudages

     

    Echaffaudages

     

    Fin de la première semaine de résidence à Béthune pour avancer sur les Hérétiques.

    Pour l'instant ça ressemble à ça: ça tient debout mais on voit encore les échaffaudages...

    En parallèle, construire la soirée de lecture musicale de jeudi, en espérant aussi que ces extraits choisis tiennent debout et racontent quelque chose...

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    Béthune. Résidence d'écriture pour Les Hérétiques. Jour 2.

     

     

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    Les Hérétiques

     

    Il avance, il avance, le projet souterrain. Il a un titre, une destination, et même une quarantaine de pages. Il avance lentement, parce que chaque phrase, comme rarement, ouvre des milliers de questions de sens et de chemins possibles. Parce que j'ai l'impression d'un texte trop grand pour moi, et que je suis en train de tout faire pour arriver à sa hauteur.

    Il traîne derrière lui des milliers de pages de documentation que je dois m'efforcer d'oublier quand je commence à écrire. Parce que ce n'est pas un exposé, parce que ce n'est pas une démonstration. Parce qu'il faut que ce soit drôle et vivant et méchant aussi, à l'image des sorcières qui le peuplent.

    Le texte à venir s’appellera Les Hérétiques. Il est né d'échanges avec François Rancillac autour de la laïcité. Il verra le jour dans un an au théâtre de l'Aquarium.

    Les Sorcières, donc. Parce que j'avais besoin, pour écrire cette pièce, de prendre le détour de la fiction. Parce qu'il n'était pas question de théâtre documentaire ou de miroir direct d'une actualité médusante. Parce qu'il s'est très vite imposé que j'avais envie d'écrire pour un groupe de femmes.

    Alors les Hérétiques et les Sorcières, qui peuvent à chaque époque trouver leur incarnation, comme autant de rapports de pouvoir et de violence entre la religion et le peuple, surtout dans les époques où religion et État ne faisaient qu'un.

    L'hérétique est celui ou celle qui s'éloigne des dogmes. Étymologiquement, l'hérésie est l'acte de faire un choix, d'avoir une libre opinion. Les Sorcières, accusées de magie et de pactes avec le Diable, ont incarné l'hérésie criminelle entre le Moyen-Age et la Renaissance. A chaque époque, elles ont été bouc émissaire et variable d'ajustement de tous les bouleversements de la société.

    La pièce se déroulera dans une réunion secrète de plusieurs d'entre elles. Comme si elles avaient décidé d’œuvrer elles-mêmes aux conditions de la fin de leur persécution, en reprenant en mains l'Histoire et la sémantique. Jusqu'à l'exutoire d'un manifeste hérétique ou d'un cabaret hérétique, ou d'un Sabbat fabuleux. Je ne sais pas encore la forme que ça prendra. Mais que ce soit joyeux, libérateur.

     

    Je pars en poursuivre l'écriture une dizaine de jours à la Comédie de Béthune. Ma résidence se terminera par un Cabaret hérétique où je serai accompagnée de Mathieu Goulin - que certains d'entre vous ont pu voir jouer dans Une île cabaret l'année dernière. J'y donnerai à entendre des extraits du texte en cours, mais aussi de la littérature autour des figures de sorcières d'hier et d'aujourd'hui.

     

     

     

     

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