• Retour sur les Etats singuliers de l'écriture dramatique

     

    Retour sur les Etats singuliers de l'écriture dramatique

     

    Il s'est passé je crois quelque chose d'important à Bagnolet ces deux derniers week-ends. De loin ça pouvait ressembler à un événement habituel, un festival autour d'écritures d'aujourd'hui, des spectacles, des rencontres, des lectures.

    Mais ce qui était beaucoup plus inhabituel, c'est que, pour la première fois, tout cela était pensé, organisé, décidé par des auteurs. Pour une fois on n'a pas fait "pour" nous, comme si nous étions les enfants un peu fragiles de la profession, qu'il fallait à tout prix aider. Pour une fois nous étions aux commandes. Libres de proposer ce qui nous était utile et nécessaire. Libres d'essayer des choses. De prendre l'espace du plateau, et la parole.

    Alors, ça n'a peut-être l'air de rien, mais c'est comme une petite révolution dans le monde bien dysfonctionnel du théâtre aujourd'hui, où chacun avance (ou recule) crispé sur ses petits pouvoirs, où il est presque impossible de se défaire d'une organisation pyramidale, économiquement et structurellement.

    Que cela crée un précédent ou non, nous le verrons bien. Inutile de dire qu'aucune aide financière institutionnelle n'a été accordée: ça la foutrait mal, peut-être, que les auteurs commencent à avoir l'idée de s'émanciper et de proposer leurs propres cadres.

    Mais c'est par là, pourtant, que les choses doivent aller. Parce que continuer dans un tel divorce avec les théâtres, les plateaux, les metteurs en scène, n'est plus tenable. Il va falloir inventer une façon de recommencer à se parler. Sur un pied d'égalité.

     

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