• Les Feux de Poitrine dans le Matricule des Anges

     

    Le Matricule des Anges, rubrique théâtre, mai 2015.

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Et un nouvel article, dans l'Avant-scène, à l'occasion de la sortie des Feux de Poitrine.

     

    Partager via Gmail

    2 commentaires
  •  

    C'est notable, parce que les critiques de livres de théâtres sont plus rares, et souvent plus sommaires que les critiques de spectacle, une première critique des Feux de Poitrine dans le blog théâtral Le souffleur. L'article est accessible ici sur son site.

     

    Première critique des Feux de Poitrine

     

    "Divisé en cinq séquences, cinq hypothèses de fêtes, l’auteur nous brosse le portrait de l’évènement que l’on crée « pour rester vivant ».
     
    Ce texte, fruit d’une commande passée par Anne Courel et la compagnie Ariadne permet à Mariette Navarro de percer dans son écriture mêlant dramaturgie théâtrale et prose classique. Les personnages n’existent que le temps d’une séquence et disparaissent pour laisser place aux suivants, qui reprennent le flambeau de ce feu qu’il ne faut pas éteindre, pour raconter la nécessité de la fête et sa nécessité. On y parle de l’instant de la cohésion sociale, de la rencontre, du jeu du paraître et des masques qui corrompent certaines identités, celles des figures tristes qui préfèrent se tenir à la marge de l’engouement général, et rester seuls. Et avancer seuls. Il y a souvent une démarcation bien nette entre le chœur (des enfants, des proches, le chœur du plus beau jour de notre vie, celui des adultes invisibles) et l’individu qui, un soir de fête, vit un véritable choc.
    Comme « Lui », qui revient dans La Fête du Retour, se faire fêter par des proches qu’il n’a pas vus depuis longtemps, et qui veulent bien faire, le mettre à l’aise. On comprend qu’il sort de l’hôpital, on comprend que son rapport à la vie est terni, qu’il n’attend plus les mêmes choses. Mais pour faire bonne figure, il reçoit cette fête, la supporte. Finalement, cela devient un difficile face à face, une confrontation entre deux aspirations de l’existence qui ne peuvent s’entendre réellement.
     
    Il y a ce marcheur et cette marcheuse dans La fête des neiges qui débarquent dans une rêverie inspirée de celle du Grand Meaulnes. Une fête de l’enfance, de l’émerveillement, un temps suspendu. Mais quand il veut avancer, elle veut rester. Ils ne se comprennent déjà plus et la fête achève de les séparer.
     
    Écriture douce-amère, flot de paroles précis et qui porte. Il y a là comme la nostalgie de quelque chose qui aurait dû advenir, mais n’est pas arrivé. Ou de fêtes qui se terminent trop tôt, et entraînent avec elles la fin de la jeunesse, de certains possibles, d’une insouciance. Le quatrième texte intitulé La fête électrique en atteste. Inventaire alternant les tournures nominatives et infinitives, elle parle de la de la fête à laquelle chacun est appelé à participer, celle qui fait le lien entre l’adolescence et le début de l’âge adulte, celle qui commence tôt le soir et finit tôt le matin. Quand les corps n’en peuvent plus et qu’ils ont déjà vieillit d’avoir joué de tous ces désirs de poitrine, de cœur, de ventre.
     
    Enfin, il y a ces hypothèses de fête laissées au libre jugement du metteur en scène, qui pourra en faire des fêtes transitoires. Des sortes de flashs visuels qui racontent des fêtes intérieures : le moment où l’on va dire quelque chose d’important et que le corps s’affole, l’instant où l’on traverse une foule en liesse et que le corps s’électrise, un événement mystérieux qui réunit, rallie à la même énergie, au même feu.
    Tous ces instants universels, pour rester vivants.

     
    EXTRAIT :

    « -3- La fête du plus beau jour de notre vie »

    LE CHŒUR DU PLUS BEAU JOUR DE NOTRE VIE :
    En cette date, il ne serait pas raisonnable de ne pas se réjouir
    Ou pire
    (oui pire)
    D’être là par hasard,
    Avec son cœur battant normalement,
    Avec ses préoccupation courantes,
    Avec aucune larme au coin de l’œil
    Avec aucune conscience du moment inoubliable.

    Sur la piste de danse, même les enfants sentent que la pièce est saturée de magie.
    Ils sont dans une autre dimension.
    Ils ne pourront jamais le dire mais ils le sentent. C’est certain.
    Ils sont envoûtés.
    Ils sont déchaînés.
    Dans toutes les fêtes ensuite, ils chercheront à retrouver cette excitation-là, ce corps débridé jusqu’à l’hystérie.
    Ils sont en lien direct avec l’esprit de la fête.

    [p.49]

     

    La pièce a été publiée aux Éditions Quartett en 2015

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Elle brûle dans l'Encéphalogramme du Spectateur

     

    On trouve aussi Elle brûle dans l'Encéphalogramme du spectateur, que ce relais soit l'occasion de vous inviter à visiter ce blog, indispensable pour suivre l'actualité poétique lyonnaise-mais-pas-que, pour découvrir la puissance de la plume de Pauline Catherinot dans un blog où musique, lectures et textes personnels se rencontrent joyeusement. Je vous avoue mon petit faible pour la rubrique "Textes".

    Mais revenons à la chronique d'Elle brûle, puisqu'on est ici dans la case "revue de presse" (un peu d'ordre, Navarro!).

    Un extrait ci-dessous, et le lien pour apprécier le texte dans son intégralité:

     

    "Après le drame, le drame d’Emma, il faudra du temps pour parler, pour faire parler ce qui s’est tu (pendant et après la représentation). J’ai l’impression que ce temps correspond peut-être à ce début, à ce presque début où les personnages attendent dans une pièce qui ne fait pas encore sens. On sait qu’elle est là.  Que la femme. Qu’Emma. Est. LA. Qu’il s’est passé quelque chose. Que son corps est certainement dans la pièce. De l’autre côté de la cloison. Tous les personnages sont présents. Commence alors une remontée dans le temps entre "réalité" (celle de la fiction) et rêveries (parfois cauchemardesques). On repense alors aux indices semés et exposés dans le petit "Musée d’une famille ordinaire".  Le spectacle débute d’ailleurs son immersion par la visite de ce musée organisé autour de sept panneaux: le cabinet du Docteur Charles Bauchain, le Hall d’entrée, la cuisine… Et si le spectateur/visiteur est attentif, il pourra attraper en vol des indices et découvrir l’identité des personnages, les placer dans leurs quotidiens. Chaque objet glissé sur une étagère… ou dans un nuage sonore. Happé par des mots, par des boîtes, par des fragments de vie, des colliers, des portraits, des disques, la voix de Julien Clerc… C’est peut-être l’enquête qui commence, l’œil scrute le moindre détail sans trop savoir ce qu’il cherche. Avec la seule conscience que tout fera sens, que les boîtes s’ajouteront certainement pour faire bloc et proposer une unicité."

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Elle brûle chez Racines

    Je ne saurais trop vous conseiller de lire TOUTES les chroniques du blog Racines qui vous donneront d'excellentes idées de lecture, et pour les besoins de la revue de presse que j'essaye de tenir autour d'Elle brûle (ce blog est ma tête tout autant que ma bibliothèque), je fais ici un lien vers la chronique sur le spectacle.

    Avec un petit extrait:

    "Lecture contemporaine de Flaubert, inspirée également de faits divers récents, Elle brûle utilise comme matériau de base le réel, l’ordinaire. Le spectateur traverse d’abord un petit musée rempli d’objets divers, de petits bouts de toute une vie, avant de rentrer dans la salle, intime, qui le projette vers la scène et son décor familier d’appartement lambda. En quelques tableaux, la pièce traverse dix ans de la vie d’une famille. Le pari est audacieux, d’autant plus qu’Elle brûle est une œuvre collective, née de la rencontre entre l’auteur, la metteur en scène et les acteurs. De cette rencontre un spectacle a vu le jour, fascinant et fragile.

    Il n’y a pourtant aucun faux pas tant l’intelligence de la construction, de la mise en scène, du texte, des acteurs est immense. Tout est d’une justesse insensée, de l’utilisation de la lumière, de la musique, du décor, des costumes. Et puis il y a Boutaïna El Fekkak qui interprète Emma, dont le visage se refuse souvent au spectateur, et dont les moindres frémissements passent par le corps, la voix qui chante, se brise, se relève. Elle est magnifique, ils le sont tous d’ailleurs."

    Partager via Gmail

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique