• Elle brûle sur Théâtre du Blog

     

    Un nouvel article en ligne sur Elle brûle, c'est ici, et c'est signé Mireille Davidovici.

    Un petit extrait:

    " D’où une forme et des dialogues proches d’un théâtre du quotidien, d’une série télévisée, d’un docu-fiction, avec ses petit détails comme la marque des céréales au petit déjeuner, une discussion de l’ado avec son père sur l’argent de poche. Mais ce quotidien-là est hanté par une inquiétante étrangeté incarnée par un gros poupon blanc fantomatique mauvais génie d’Emma guettant dans la pénombre. L’imaginaire et l’imagerie se référent aussi à des drames intimes  comme dans Festen ou encore dans  Intimité de Patrice Chéreau.

    Le spectacle, piloté avec délicatesse et fantaisie par Caroline Guiela Nguyen, repousse les limites de la théâtralité, par ses emprunts au cinéma, au romanesque et au documentaire, et  invente ici une dramaturgie originale. Le travail collectif produit un jeu harmonieux, les comédiens s’investissent dans les  personnages qu’ils ont composés, plongent dans cette histoire mais gardent toujours une juste distance. Car l’humour est au rendez-vous dans les dialogues et les clins d’œil aux sit-com et autres séries télévisées…
    Malgré quelques longueurs et des moments de latence où l’action fléchit, ce travail qui ne laisse rien à l’approximation ouvre de nouvelles pistes au théâtre d’aujourd’hui."
     
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    Elle brûle dans Marianne

    Sur le site de Marianne, trois spectacles sont évoqués aujourd'hui, dont Elle brûle.

    A lire ici.

    Extrait de l'article:

    Pour « Elle brûle », au Théâtre de la Colline, la compagnie « Les Hommes Approximatifs » a banni toute référence à un texte classique. Caroline Guiela Nguyen et les siens se sont emparés d’un simple fait divers, comme on dit, le suicide d’une femme de 51 ans ayant absorbé une dose de barbituriques.
      Nous voilà donc dans une famille ordinaire. Le père médecin ; la mère à la destinée professionnelle indéterminée (comme le reste de sa vie) ; leur fille passablement azimutée ; la grand-mère, comme une ombre parmi les humains un ami de la famille ; sans oublier l’amant de madame ; à l’issue d’une rencontre hautement improbable.

    On les voit vivre au quotidien, s'y empétrer, s'y engloutir. Le père qui part au travail avec sa petite, la grand-mère qui erre, et la mère (superbe Boutaïna El Fekkak) qui s’invente des emplois inexistants, qui se contredit, qui se rattrape comme elle peut, telle la Gena Rowlands du film « Une femme sous influence » de John Cassavetes. Elle se retrouve dans les bras d’un autre sans trop savoir pourquoi, lui promet de le suivre, s’emmêle les pédales, incapable qu’elle est d’assumer ses propres choix, brisée par sa propre (non)vie.
      On rit souvent dans cette pièce, mais c’est un rire de protection face à ces scènes familiales d’une rare banalité qui se transforment parfois en machines à tuer. C’est ce qui arrivera à la jeune femme portée à bouts de bras (et de cœur) par une Boutaïna El Fekkak aussi insaisissable que bouleversante.

     

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    Extrait de l'article de Julie Rossello:

    "La déambulation emprunte aux parcs d’attractions, le jeu, parfois minimaliste, aux séries télé, l’enfant-lune surgissant au cinéma fantastique, la lumière, la musique aux films d’épouvante. La tension est désamorcée par la langue de Mariette Navarro à la fois drôle lorsqu’elle se réfère à notre proche quotidien (facebook) et poignante par ses monologues libératoires, celui du jardinier – « est-ce que je suis un chien ? » – et celui de Charles –« Qu’est-ce que ça doit faire un homme ? ». Nous sommes alors violemment emportés dans l’arène purgatoire de la tragédie archaïque, celle des Anciens ; elle aussi divisée en épisodes. Le fatum est en marche depuis le début, dès l’amorce, et chacun des personnages le sait, – comme chacun regardera de ses yeux, sans mots dire, la victime tragique se brûler l’estomac à l’eau de javel, avant de s’effondrer. 3000 ans écoulés, ce ne sont plus les dieux mais les hommes qui se punissent eux-mêmes ; par leurs mutismes, leurs dénis à voir la souffrance de l’autre, leurs lâchetés quotidiennes. Le stilnox, le zolpidem et autres prescriptions de Charles, médecin de profession, sont impuissants face à la détresse de cette desperate housewife, héroïne de l’ennui. Le spectacle de Caroline Guiela Nguyen et son équipe met subtilement et superbement en scène ce paradoxe que les plus grands aveuglements se jouent précisément au centre des rapports de la cellule familiale puisque ce sont ces mêmes rapports qui constituent chacun. Le secret d’Emma est à la fois le feu qui consume sa famille et elle, et le lien qui leur permet de vivre."

    Vous pouvez trouver l'intégralité sur le site de Mouvement.net, ici.

     

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  • Un article sur Elle brûle

     

    A ceci près que ce n'est pas "une pièce écrite par Mariette Navarro" mais une pièce écrite collectivement, et qui demeure pour une large part improvisée chaque soir par les acteurs,  dans laquelle j'ai écrit quelques passages de texte! La nuance est importante pour comprendre comment nous travaillons, mais visiblement n'empêche pas de percevoir ce que nous racontons alors tant mieux...

     

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    Et un troisième article sur How to be a Modern Marvel®? après l'annonce de la nomination de l'équipe pour les Fringe Awards 2013.

     

    Plastic pots & empty promises

     

    [Avec une vraie photo des comédiennes cette fois!]

     

    "The audience is left in no doubt that the promises of freedom and opportunity are as empty as the plastic pots on display"

     

     
    “Welcome," breathes a tall lady wearing a bright yellow 1950s dress and a cream head band, ushering me into a room on the second floor of the Institute. Positioned by the fireplace are two equally glossy young women, with strong French accents, who make me feel instantly five times shabbier than I did in the foyer.

    My inferiority complex lessens as I realise that their demure, permanently smiling demeanours are all part of the act. We have unwittingly wandered into a sales pitch, masquerading as a play. This isn’t your average touting as you walk by the perfume counter at the department store however, this is the hard sell laid bare. Luckily the audience is not the direct target; the ‘manageress’ and the ‘franchisee’ are selling their lifestyle to the ‘trainee’.

    Mariette Navarro’s Prodiges©, translated by Katherine Mendelsohn to How To Be A Modern Marvel© explores the occupation of female-run franchises in post World War II France. Was it exploitation or empowerment? As a role that wouldn't interfere with the woman's core business (such as being present at mealtimes or absent when her husband returns home from work); franchise selling was then a popular employment for married, largely uneducated women living in the countryside.

    “Shouldn't we mention the products we're selling?” asks the trainee innocently, mirroring my thoughts, but the manageress flashes a glare in response. What a crude suggestion. She’d prefer instead to wax lyrical on the journey that each of her saleswomen has undertaken to reach full ‘franchisee’ status. These narratives, incidentally, are the real-life personal accounts of each cast member’s grandmother.

    With the brand story consolidated, it's finally time to see the goods. The manageress presents a jewellery box, and after taunting us with it for a few minutes, she withdraws... a Tupperware pot. The age of plastic is upon us, and as the pastel containers are heaped in front of us, the age is looking increasingly like a Disneyland castle.  There’s a touch of black comedy as the actions are verbalised by a need “to rebuild” on a national level.

    By the play’s conclusion, the audience is left in no doubt that the promises of freedom and opportunity are as empty as the plastic pots on display. But deciphering whether there is a clear agenda underpinning the performance is harder; the Stepford wives lines are difficult to swallow, but also to rail against, given that franchise selling is still an employment of choice for many cash strapped women around the country today.

    Article de Sally Brammal dans The Big Issue ici.

     
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