• Traduction d'Alors Carcasse en Langue des Signes

     

    Premièrement, réaliser qu'il s'agit là de la toute première traduction d'Alors Carcasse. Prendre conscience du travail de Jennifer Olive, interprête, qui a traduit le texte dans une langue à la grammaire propre, alors que je tors déjà un peu celle du français, traduit les images littéraires dans une langue elle-même faite d'images visuelles très fortes. Et puis suivi le mouvement du texte, le débit de la lecture. Incarné ce corps-là dont on parle.

    Les problématiques de l'interprétation sont proches de celles du théâtre, le résultat proche de la performance. D'où le côté assez troublant en lecture, de sentir que les yeux sont rivés sur Jennifer. Je parie que l'effet sera le même sur la vidéo, je rechigne donc moins que d'habitude à mettre des images où on me voit...

    La question des choix se pose dès le titre, quelle Carcasse choisir? Celle du squelette, du corps abîmé, de la feraille en tas? Jennifer choisit plutôt de faire de Carcasse une forme, une silhouette, avec les mains elle sculpte le personnages qui s'étire ou se rabougrit, et cela me renvoie à mes premières idées de sculpture et de glaise quand j'écrivais ce texte, ce personnage dessiné, inventé de toute pièce, je l'appelais au tout début mon "bonhomme Carcasse".

    Je ne sais pas comment la question des genres se pose en langue des signes, en tous cas pour cette fois nous sommes deux femmes, en attendant de retrouver Carcasse au masculin pour la prochaine lecture...

     

     

     

     

     

    (Pour rappel, c'était à Teyran, pour les poésies traversières, les infos ici).

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