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    Une île

    (c) atelier graphique Malte Brun.

     

    J'avais commencé à vous en parler ici et ici, à l'occasion de notre joyeux cabaret du mois de septembre: dans les spectacles qui se préparent et approchent à grands pas, et parmi les créations de 2017, il y a Une île, pièce co-écrite avec Samuel Gallet, suite à un travail de rencontres, d'échanges, d'ateliers à Béthune et dans les communes de l'Artois.

     

    Suite à la rupture des digues hollandaises, une vague géante envahit l'Artois, et reconfigure le paysage: les habitants survivants se retrouvent îliens, sans plus aucun lien avec l'extérieur, et obligés de réinventer de nouvelles façons de vivre, de se poser la question de l'organisation de leur vie et du nouveau peuple qu'ils forment. Qu'est-ce qu'on garde, et qu'est-ce qu'on remet en question du monde dans lequel nous vivions? Passé le traumatisme de l'inondation, comment profiter au mieux de notre vie insulaire? Le temps passe, et des générations arrivent, qui n'ont jamais rien connu d'autre que la vie en bord de mer, le temps rythmé par les marées, les nouvelles lois inventées par les premiers habitants.

    Mais un jour, l'eau qui entourait l'île commence à redescendre, provoquant une nouvelle vague de questions, une nouvelle crise politique et intime: va-t-il falloir se protéger d'un extérieur qu'on ne connaît plus, ou au contraire prendre le nouveau chemin qui se dessine, et accepter de se confronter à l'inconnu?

    Le spectacle, conçu comme une forme légère pour trois acteurs Céline Dupuis, Maxime Le Gall et Noémie Rosenblatt, sera mis en scène par Arnaud Ankaert et Julien Fišera. Il sera créé au mois de mai 2017 à Lillers, Béthune, Ruitz et Festubert.

    Des extraits à venir très bientôt ici même, pour vous donner envie de plonger avec nous dans cette épopée îlienne.

     

     

    En préparation de ce spectacle, j'animerai cette fin de semaine des ateliers d'écriture:

     

    - A la maison des Associations du Mont-Liébaut à Béthune: vendredi 16 décembre de 9h à midi

    - A la bibliothèque de Festubert: vendredi 16 décembre de 18h30 à 21h30

    - Au Palace de Lillers: samedi 17 décembre de 10h à 13h.

     

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    Une île Cabaret

     

    On l'a présenté en avant première à Lillers la semaine dernière, on le reprend à Béthune samedi : cet avant-goût d'Une île sous forme de lecture musicale, par Samuel Gallet, Mathieu Goulin et moi-même vous fera voyager de la catastrophe à l'utopie, en textes et en chansons, en fictions et en témoignages.

    Ceci n'est pas encore le spectacle à venir au mois de mai, mais une invitation (on espère joyeuse) à entrer dans la fabrication du texte en cours d'écriture. Avec la complicité des habitants rencontrés depuis le mois de mai lors de nos différentes résidences.

    A partir de là, et de cette réouverture de saison de la Comédie en fanfare, ou plutôt, en contrebasse, dernière ligne droite d'écriture pour peaufiner la fabrication d'Une île - la pièce.

     

    C'est à 18 h au Palace de Béthune. Avant ça, plein de surprises pour découvrir la nouvelle saison, à partir de 16h30.

     

     

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    Une île

    (c) Keystone / AP / Jay Diem. 

     

    J'aime bien ce moment, où, après des mois et des mois de travail souterrain, je fais ici l'annonce d'un prochain texte, d'un prochain spectacle.

    Cette saison sera donc celle de la création d'Une île, pièce écrite pour la Comédie de Béthune, à quatre mains avec Samuel Gallet, et pour laquelle j'aurai le plaisir de retrouver mon cher Collectif d'artistes, avec qui je partage les aventures béthunoises depuis trois saisons maintenant.

    Une île, c'est un texte écrit pour aller jouer en décentralisation autour de Béthune, dans le cadre de La comédie près de chez vous. Depuis plusieurs mois, avec Samuel, nous rencontrons des habitants du territoire de l'Artois, arpentons villages et terrils, et élaborons une fiction, une fresque en plusieurs volets qui sera mise en scène par Julien Fisera et Arnaud Anckaert, en mai 2017, et jouée pour cette saison à Béthune, Lillers, Festubert et Ruitz.

     

    Une île

     Le territoire d'Artois Comm.

     

    Quand la Comédie de Béthune nous a proposé d'écrire un spectacle pour le territoire de l'Artois Comm, c'est ce mot, très fort, de "territoire" qui nous a interpellé, et qui nous a donné envie d'imaginer l'histoire d'un morceau de terre avec une forte identité, bordé par des limites géographiques ou culturelles. Nous avons assez vite, dans nos envies de fictions, pensé à faire vivre, alors, l'histoire d'une île et de ses habitants.

     L'île éveille immédiatement tout un imaginaire, visuellement, et en terme de légendes, de conquêtes, de naufrages, de pirates, de trésors et de découvertes. C'est aussi pour nous l'endroit idéal pour explorer ce que cela veut dire que d'appartenir à un lieu, d'habiter une terre, de devoir "prendre le large" pour la quitter ou au contraire choisir l'insularité, l'isolement.

    Les personnages que nous inventerons connaîtront cette situation extrême de devoir cohabiter, s'organiser, naître, grandir, vieillir, partir ou rester sur un morceau de terre perdu dans l'Océan.

    Que faire, alors, de notre île?, se demanderont-ils. Est-il possible d'en faire un endroit l'utopie, un endroit d'exception? Comment faire, de l'endroit où nous vivons, un endroit qui nous ressemble? Pour habiter notre île, il faudra se poser la question de l'intérêt commun, et du grain de folie qu'on peut y mettre, peut-être.

     

    Une île

    (c) Kader Attia

     

    Depuis le mois de mai, au cours de plusieurs résidences, Samuel et moi avons rencontré des habitants des différentes communes où nous jouerons le spectacle. Nous avons été accueillis chez des habitants, dans des écoles, rencontré des ados, des adultes, des enfants, la confrérie des Charitables de Festubert, nous avons escaladé un terril, interrogé chacun sur ce qui le reliait (ou non) à ce territoire, parlé d'îles et de rêves de voyages, de voiliers et d'inondations, des trajets quotidiens et des trajets extraordinaires, des parcours de vie, des raisons qui font qu'on choisit de rester, de partir, de revenir. Ou qu'on ne le choisit pas.

     

    Une île

    Une île

     

     

    Une île

     

    A partir de toutes ces rencontres, et de notre propre exploration du territoire, nous avons élaboré une fiction en plusieurs parties, que nous sommes actuellement en train d'écrire, nous amusant à mêler nos intuitions et nos deux écritures.

    Nous imaginons que suite à une catastrophe un peu plus au Nord, du côté des digues hollandaises, une vague déferle sur la France et submerge une partie du pays. Tout est sous les eaux, sauf une centaine de kilomètres carrés qui deviennent une île: Béthune et ses environs ont été sauvés. Une grande partie de la population a dérivé plus loin, une poignée de survivants se retrouve sur cette nouvelle terre à peupler. Les saisons passent et la vie se réorganise. Les nouveaux venus n'ont jamais connu le temps d'avant, sans la mer, quand il était encore possible de prendre un train pour voir du pays. Jusqu'au jour où, de nouveau, le territoire est soumis à une crise, une nouvelle décision à prendre pour ses habitants, reposant la question de l'ouverture et de la nouveauté.

     

    Une île

    Une île

    Une île

    Une île

    (Dessins d'îles de la classe de CE1 de l'école de Festubert)

     

     

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