• Violetta, troisième semaine

     

    Se souvenir de Violetta

     

     

    Certes, c'était plutôt un choix par défaut de suivre la travail de Se souvenir de Violetta de cette façon-là, mais il faut avouer que c'est assez plaisant de retrouver le spectacle en construction une fois par semaine, d'éprouver cette notion de gestation d'un objet en train de grandir, de pousser de tous les côtés. Une dentelle en train de s'affiner. Et ce qui me tient tant à coeur dans les différents chantiers que je mène ou auxquels j'assiste: un objet artisitque en train de prendre son autonomie, sa vie propre, sa logique incomparable, pas vraiment mesurable à l'aune d'autres projets existants.

    Au-delà de la narration, ce fil à tirer entre Dumas et nous, entre La Dame aux Camélias et nos quatre personnages contemporains, un petit monde de sensations et d'échos se met en place. Echos intimes, quand ce qui se raconte, c'est la façon dont un jeune garçon se débat avec son entrée dans le monde adulte, avec son premier amour, qui est aussi sa première rencontre avec la mort. Dans le temps bien huilé du quotidien, dans la chaleur douce du cocon, où l'on fait des tartes aux pommes, où l'on change l'eau des fleurs, d'où l'on part et revient à heures fixes, une tension commence à se créer: c'est l'heure de l'émancipation, c'est l'heure de vivre plus grand que nature, de faire du monde un théâtre, de rompre avec la tranquille douceur parentale, et de découvrir, comme dans le roman de Dumas, un visage plus ambigu des figures parentales.

     

     

                       Se souvenir de Violetta  

                     Se souvenir de Violetta 

                      Se souvenir de Violetta 

     

     

    [Mère et fils, Ruth Nüesch et Lucas Partensky]

     

     

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