• Zone à étendre: affiche

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    Pendant qu'à l'Aquarium les actrices s'enfoncent (avec humour tout de même) dans les noirceurs hérétiques, Gérard Watkins mène les élèves du conservatoire national d'art dramatique sur les chemins de Zone à étendre, pour une création également mi-novembre.

    Onze acteurs pour se partager les voix, onze figures auxquelles le metteur en scène a donné des noms d'éléments du texte. Ainsi ce seront Incendie, Souche, Songe, Pierre, Moineau, Perce-neige, Lisière, Renard, Canopée, Songe, Egarement qui partent dans cette forêt pour y inventer leur clairière.

    Avec Logann Antuofermo, Clémentine Aussourd, Salomé Ayache, Louis Berthelemy, Adrien Dewitte, Ahmed Ammadi Chassin, May Hilaire, Virgil Leclaire, Margot Madani, Florence Mazot, Lisa Toromanian.

     

    Quelques images d'une exploration en forêt:

     

    Zone à étendre au Cnsad

     

    Zone à étendre au Cnsad

     

    Zone à étendre au Cnsad

     

    Zone à étendre au Cnsad

     

    Zone à étendre au Cnsad

    (c) Christophe Raynaud de Lage.

     

     

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    Lecture dirigée de Zone à étendre / Théâtre du Peuple de Bussang

     

    Pour clore le mois de juillet, un petit détour par les Vosges et le magnifique théâtre du Peuple de Bussang, qui m'invite à venir travailler avec des amateurs, le temps d'un week-end, un texte de mon répertoire. J'y présenterai des extraits de Zone à étendre et découvrirai pour la première fois ce théâtre dont le fond de scène s'ouvre précisément ... sur la forêt.

    Plus d'informations sur le site du théâtre. Et mon reportage à suivre...

     

    Lecture dirigée de Zone à étendre / Théâtre du Peuple de Bussang

     

     

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    Zone à étendre / Jeunes pousses / Lozère

     

    Extension estivale des Zones à étendre: pour commencer, un stage pour adolescents dans le cadre des Lectures d'été.

    C'est au Pont de Montvert du 29 juillet au 4 août, et c'est animé par Juliette Fernet.

     

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    J'étais dans ma cellule à la Chartreuse, je lisais Shakespeare et des interviews d'Alain Damasio. Je lisais Walden de Thoreau et je lisais la presse et j'essayais de faire que toutes ces lignes se rejoignent, courant après une intuition persistante mais difficile à attraper fermement. Des êtres marchaient dans la forêt, héros du Songe puis petite troupe hétérogène, pour réinventer leur propre endroit et leur propre relation au pouvoir. Clin d'oeil à Comme il vous plaira, aux différents endroits de ZAD en élaboration, et recherche à tâtons d'une porte de sortie.

    A peine j'avais quitté ma résidence, que commençait Nuit debout sur les places des villes, et je retrouvais là mes personnages avec leurs maladresses, leurs tâtonnements mais aussi leur vraie force, la vraie possibilité d'un nouvel équilibre. Et l'écriture ne savait plus comment suivre. Et l'écriture, comme la vie, ne savaient pas où aller. Quelle forme prendre maintenant. Et comment faire, pour ne pas être en retard sur le présent, et encore moins sur le futur.

    Alors c'est peut-être là que le travail a vraiment commencé. Le corps à corps avec les doutes. Le désamour pour ce texte. La tentation permanente de l'abandonner là. La vanité de l'entreprise aussi, quand on sait à quel point tout cela restera confidentiel, quand partout on claironne la ringardise des auteurs de théâtre qui n'existent pas de toute façon.

    Et puis aussi, gênante quelque peu, et pas du tout dans l'air du temps, cette propension des personnages à être naïfs et joyeux, moineaux imperméables à tout cynisme. A contre-courant, sans doute, de tout ce qui pourrait me donner quelques gages de sérieux.

    Alors j'ai continué, péniblement, dans le temps pulvérisé. J'ai pris le temps d'aller au bout du chemin, d'être sûre du parcours. Salutaires, les tentatives, les dialogues, les morceaux de lectures, les retours fermes de ceux qui croyaient dans ce texte quand je n'y croyais pas. Salutaires, s'ils savaient, les compagnons d'échange et de dialogue sur ce chemin.

    Aujourd'hui, alors que dans la vraie vie ça bataille fort dans les clairières, alors que le petit Jupiter en carton (j'écrirai bientôt sur lui un texte impitoyable) doit donner un verdict sur le projet d'aéroport de Notre dame des Landes, aujourd'hui sort Zone à étendre, aux éditions Quartett, et j'espère que du moins sa lecture et sa mise en scène créeront des envies de brèches, de trouées, de lignes de fuite et de révolution. Pour commencer.

     

     

    Parution de Zone à Etendre

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